Subaru Ascent 2019: L’évolution d’une race

Publié le 1er janvier 2019 dans 2019 par William Clavey

Avec l’engouement actuel pour les VUS intermédiaires, tous les constructeurs automobiles doivent s’adapter. Dans le cas de Subaru, qui a longtemps joué le rôle du rebelle idiosyncrasique par sa motorisation de type « boxer » et ses voitures à rouage intégral, il n’est pas facile de s’insérer dans un segment aussi monotone sans perdre son identité. En 2005, le constructeur nippon avait tenté de se distinguer avec le Tribeca, mais son allure étrange, son prix de vente trop élevé et ses dimensions trop compactes l’ont empêché de réellement impacter sur le marché.

Pour 2019, on se réessaie, mais avec une formule plus classique. L’Ascent est gros – le plus gros véhicule jamais produit par le constructeur d’ailleurs –, il est carré, spacieux et peut remorquer une bonne charge. Super! Mais ce que les puristes de la marque aimeraient savoir, c’est s’il se conduit toujours comme une Subaru. La réponse est oui, car l’Ascent conserve l’âme rebelle du constructeur malgré ses intentions familiales.

Le quatre cylindres qui fait tout
La plus grande surprise de ce véhicule utilitaire à sept ou huit passagers, c’est son moteur. Non, Subaru n’a pas choisi le six cylindres à plat de l’Outback pour alimenter son gros camion, mais a plutôt innové en développant un tout nouveau quatre cylindres turbo, toujours à plat, de 2,4 litres. Le plus intéressant, c’est que l’Ascent dispose d’une capacité de remorquage pouvant aller jusqu’à 2 268 kg (avec remorque freinée), et ce, même avec un quatre cylindres sous le capot, faisant de lui un VUS frugal lorsqu’il n’est pas attaché à une remorque. D’ailleurs, il a été facile pour nous d’enregistrer une consommation moyenne sous la barre des 10 L/100 km lors de notre premier contact au Cap-Breton, avec de l’essence ordinaire de surcroît!

L’Ascent surprend également au niveau de l’espace de son habitacle. On y retrouve une banquette de deuxième rangée qui s’ajuste de plusieurs manières, permettant aux jeunes enfants d’être assis près des parents. La banquette (ou les sièges capitaines en option) s’escamote aisément afin de libérer l’accès à la troisième rangée, qui, hélas, ne se montre pas aussi spacieuse que celle du Volkswagen Atlas et du Honda Pilot, par exemple.

On apprécie néanmoins les 19 porte-gobelets, servant également à ranger des téléphones intelligents. Et une fois tous les dossiers rabaissés au plancher, l’Ascent est plus spacieux qu’un Mazda CX-9 et qu’un GMC Acadia. Les Honda Pilot, le Volkswagen Atlas et le Chevrolet Traverse sont plus volumineux.

Sur la route, l’Ascent se conduit… comme une Subaru. C'est-à-dire qu’on ressent immédiatement un véhicule bien ancré au sol grâce au moteur à plat qui lui octroie le centre de gravité le plus bas du segment. Il répond rapidement aux manœuvres brusques, et le quatre cylindres n’a aucune difficulté à propulser ce gros VUS lors d’ascensions. La boîte automatique à variation continue maintient le régime moteur là où il est le plus nécessaire. À vrai dire, en raison du couple énorme à moyen régime que développe ce moteur, l’Ascent est aussi costaud que la plupart des VUS alimentés par un V6.

La tige de capot
Lors de notre essai de l’Ascent, nous avons remarqué quelques détails d’assemblage décevants. Certes, c’est un détail, mais la tige de capot nous est carrément restée entre les mains lorsque l’on a tenté de la mettre en place. De plus, pour un véhicule de ce prix, on se serait attendu à des amortisseurs pour soutenir le capot...

Pareillement au niveau des freins. Nous avons observé, lors d’une descente abrupte, que ceux-ci manquaient rapidement de mordant, un défaut qui soulève des doutes quant à leur performance lors d’un remorquage. L’autre élément qui nous chicote, est que la capacité de remorquage déclarée par Subaru n’est que possible avec les déclinaisons Touring en montant. La livrée Commodité d’entrée de gamme ne peut que tirer 2 000 lb (907 kg), et ce, malgré le fait qu’elle dispose du même moteur, châssis et boîte de vitesses que les autres. Étrange.

En somme, l’Ascent répond néanmoins merveilleusement bien aux besoins des jeunes familles désirant espace, sécurité et valeur qualité-prix. Il est un des seuls de son segment à proposer un rouage intégral de série, une suite complète d’aide à la conduite sécuritaire que Subaru nomme EyeSight et les dernières technologies en matière de connectivité Android Auto / Apple CarPlay.

Subaru semble enfin avoir compris comment bien commercialiser un véhicule du genre sans compromettre ses valeurs identitaires. L’Ascent est un VUS intermédiaire bien pensé et représente un des meilleurs achats du segment.

Feu vert

Feu rouge

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