Mazda CX-9 2020 : un VUS bien de son temps

Publié le 7 avril 2020 dans Essais par Jacques Bienvenue

La popularité des VUS ne se dément pas. En 2019, la moitié des quelques 1,9 million de véhicules achetés par les Canadiens était de ce genre. Or, lorsque l’on subdivise cette catégorie de véhicules très diversifiée, on constate que le quart de ces VUS étaient des modèles de taille moyenne de grande diffusion (lire : abordables) comme le Mazda CX-9, un modèle qui, sans être le plus vendu du lot, maintient sa popularité.

Le CX-9 est le plus gros véhicule fabriqué par ce constructeur nippon. De par sa conception, il représente bien les véhicules de son créneau, des VUS à trois rangées de sièges, ce qui leur permet d’accommoder de six à huit occupants.

Ce véhicule n’est plus vraiment nouveau. Les concessionnaires canadiens de la marque ont vendu leurs premiers exemplaires en janvier 2007. Le CX-9 de première génération avait été dévoilé quelques mois plus tôt à New York. Doté d’un intérieur spacieux et transformable avec un habillage nouveau genre — sans portes coulissantes — il prenait le relais de la fourgonnette MPV, un type de véhicule que délaissaient les consommateurs.

Le modèle actuel, de seconde génération, a fait ses débuts à Los Angeles en novembre 2015. Il rivalise avec une quinzaine de modèles à trois rangées de sièges dans un créneau largement dominé (dans l’ordre) par le Kia Sorento, le Toyota Highlander et le Ford Explorer.

Photo: Michel Deslauriers

Pour le différencier de ses concurrents et susciter l’intérêt des acheteurs, ses concepteurs lui ont dessiné une silhouette élégante et des dimensions un peu moins imposantes, à l’instar du GMC Acadia d’ailleurs. À ces qualités, le Mazda en ajoute deux autres : un aménagement intérieur sophistiqué, qui se distingue par une finition impeccable et des matériaux de haute qualité, de même qu’un roulement doux digne des véhicules de luxe plus coûteux.

Une mécanique, la bonne

Pour animer son plus gros VUS, Mazda a recours à un 4 cylindres Skyactiv à turbocompresseur. Il est possible d’alimenter ce moteur de 2,5 L de carburant ordinaire ou super. Il produit alors respectivement 227 ou 250 ch, selon le carburant choisi.

On tire aussi légèrement plus de couple avec de l'essence super : 320 lb-pi plutôt que les 310 obtenues avec de l’ordinaire, une nouveauté du CX-9 2020. Ces cotes différentes sont toutefois peu perceptibles en conduite normale, les capacités d’accélération de cet utilitaire demeurant semblables, quel que soit le carburant. Car on abat les 100 km/h en moins de 8 s avec des accélérations progressives.

Ce moteur est jumelé à une boîte de vitesses automatique à 6 rapports particulièrement souple et à une transmission intégrale de série. En effet, cette année Mazda n’offre plus de CX-9 à deux roues motrices. En outre, la boîte automatique permet au moteur suralimenté d’être peu gourmand.

Photo: Michel Deslauriers

Cela contredit l’affirmation de certains constructeurs qui prétendent qu’il faut 8, 9 ou 10 rapports pour qu’une boîte automatique rende un moteur écoénergétique! La cote de consommation moyenne de 10,5 L/100 km annoncée par ÉnerGuide, le site de Ressources naturelles Canada, est comparable à celle des rivaux du CX-9 (la moyenne de 12,3 L de notre essai a été obtenue en conduite hivernale).

Ce groupe motopropulseur - désormais partagé avec le CX-5 Signature et certaines versions GT - permet au CX-9 de remorquer des charges pouvant atteindre 1 588 kg (3 500 lb).

Le CX-9 2020 a maintenant un dispositif électronique d’antipatinage hors route, qui peut s’avérer pratique lorsque l’on s'aventure à l’écart du bitume. Quand une roue perd de l’adhérence sur une surface meuble, ce système la freine tout en réduisant le couple moteur. Pour aider le conducteur, la puissance motrice est alors transférée aux roues ayant encore une adhérence satisfaisante.

Sur une route asphaltée, tous les conducteurs de CX-9 bénéficient aussi d’un dispositif de contrôle de force « g », puisqu’il fait partie de la dotation de série. Il procure plus de stabilité à la sortie des virages en modifiant l’angle de lacet du véhicule grâce à un programme de contrôle dynamique de la stabilité. Ainsi, le comportement routier de ce Mazda devient encore plus prévisible!

Un modèle qui évolue

La sophistication de ces équipements techniques reflète la dotation généreuse de cet utilitaire. Par exemple, toutes les versions ont des roues en alliage et un ensemble de dispositifs d’aide à la conduite particulièrement complet. Il comprend, entre autres, des systèmes de surveillance des angles morts et du trafic transversal arrière, divers systèmes de freinage assisté, de même qu’un régulateur de vitesse adaptatif à radar.

Par ailleurs, la version GS d’entrée de gamme est livrée avec des sièges avant chauffants, tous les systèmes de connectivités populaires (CarPlay, Android Auto et Bluetooth) et de puissants phares autonivelants à DEL. Les trois autres versions plus luxueuses — GL-S, GT et Signature — ont des roues en alliage de 20 po (plus coûteuses à chausser de pneus d’hiver, certes, que les roues de 18 po de la version GS), une sellerie en cuir, des sièges avant à réglages électriques multiples (huit pour celui du conducteur et quatre pour celui du passager), un volant chauffant et une banquette centrale chauffante, de même qu’un hayon à ouverture assistée électrique.

Photo: Michel Deslauriers

La version Signature adopte, pour sa part, une apparence particulièrement chic avec sa sellerie en cuir Nappa d’un brun très riche et des garnitures en bois de rose ornant la console centrale et les portières avant.

Cette année, le constructeur rehausse le confort de ses versions GS-L et GT en substituant, pour 300 $, des sièges capitaine (baquets) à la banquette centrale. Réservés jusqu’ici à la version haut de gamme Signature, ces sièges procurent aux passagers de ces deux versions moins coûteuses un confort princier.

Au-delà de ce luxe séduisant, le CX-9 plaît également pour son habitacle transformable très polyvalent. Son coffre, dont le volume utile peut atteindre 2 017 L lorsque l’on escamote les sièges des deux rangées arrière, se révèle très pratique lors d’une tournée des antiquaires.

En revanche, si tous les sièges sont en place, comme dans tous les VUS de cette catégorie, il faut limiter les bagages. Le volume utile du CX-9 chute alors à 407 L. C’est 30% moins d’espace que dans le coffre d’une Mazda3 Sport!

Voilà le lot de tous ces VUS, car il faut parfois choisir entre transporter quatre ou cinq adultes et deux jeunes enfants... ou des bagages!

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Mazda CX-9 2020
Version à l'essai GS TI
Fourchette de prix 39 900 $ – 51 500 $
Prix du modèle à l'essai 39 900 $
Garantie de base 3 ans/illimité
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/illimité
Consommation (ville/route/observée) 11,6 / 9,1 / n.d. L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents Chevrolet Traverse, Dodge Durango, Ford Explorer, GMC Acadia, Honda Pilot, Hyundai Palisade, Hyundai Santa Fe, Jeep Grand Cherokee, Kia Sorento, Kia Telluride, Nissan Pathfinder, Subaru Ascent, Toyota Highlander, Volkswagen Atlas
Points forts
  • Conduite agréable
  • Phares puissants
  • Sièges confortables
  • Accès facile à l’intérieur
Points faibles
  • Visibilité arrière réduite
  • Volume utile minimum du coffre limité
  • Banquette arrière peu confortable
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