Bentley Flying Spur - Cure de jeunesse pour la princesse

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Michel Deslauriers

La berline Flying Spur profite d’une refonte en profondeur pour le millésime 2020, alors qu’elle passe à sa troisième génération. Lancée initialement en 2005 en tant que variante de la Continental, elle est devenue un modèle à part entière de la gamme de la marque britannique en 2013. Toutefois, elle continue de partager beaucoup de composants avec le coupé Continental GT.

Évidemment, cette nouvelle génération se doit d’être plus performante, plus luxueuse et plus sophistiquée que sa devancière, ce que Bentley semble avoir réussi à réaliser. La princesse – parce que la berline Mulsanne est la reine de la marque – se dote en effet de nouvelles technologies et offre un comportement routier à la fois plus sportif et plus douillet.

Bois, cuir et fils

On peut certainement trouver ces matériaux dans des voitures de luxe coûtant 50 000 $, mais les marques de grand luxe comme Bentley maîtrisent parfaitement l’art de créer une atmosphère riche et somptueuse que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Un amalgame de textures organiques qui excite ou apaise les cinq sens.

Les sièges avant et arrière de la Flying Spur – chauffants, ventilés et dotés d’une fonction de massage – sont enveloppés de cuir cannelé, ou en option via le programme de personnalisation Mulliner, de cuir à motif matelassé. Les panneaux de portes sont recouverts d’un cuir matelassé dit tridimensionnel, une première au monde selon Bentley. Pour comprendre l’ampleur de l’exécution, il faut voir et toucher ces textures, car les photos ne leur rendent pas justice.

Une gamme de 15 coloris est proposée pour l’habitacle, et il est possible d’activer un éclairage d’ambiance avec un choix de sept couleurs. Parmi les multiples options de boiseries, on peut choisir d’en jumeler deux pour une présentation encore plus raffinée. En option, la Flying Spur s’équipe d’un toit panoramique si on le souhaite. L’empattement étant allongé de 130 millimètres par rapport à la génération sortante, on obtient plus d’espace dans l’habitacle, ce qu’apprécieront les gens qui se font reconduire. D’ailleurs, à l’arrière, on peut utiliser un écran tactile amovible pour régler la climatisation, les pare-soleils, l’éclairage et le massage des sièges.

À l’avant, en haut de la planche de bord, un panneau rotatif est composé de trois côtés. Le premier loge l’écran multimédia de 12,3 pouces, alors que le deuxième présente des cadrans analogiques. Le troisième est recouvert d’un placage de bois qui reprend sa place lorsque l’on éteint le moteur ou lorsque l’on désire – pour emprunter l’expression du constructeur – une désintoxication numérique. Ça fait chic.

Prix à la douzaine

Sous le capot du Flying Spur se trouve une motorisation bien connue, puisqu’elle figure déjà dans la Continental GT, dans le VUS Bentayga et aussi dans la génération précédente de la berline. Le W12 biturbo de 6,0 litres produit, dans cas-ci, 626 chevaux et un couple massif de 664 livres-pied, gérés par une boîte automatique à huit rapports avec double embrayage. Un V8 biturbo de 4,0 litres sera vraisemblablement introduit plus tard, avec 542 chevaux.

Le Flying Spur à douze cylindres est capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, selon son créateur, et filer jusqu’à une vélocité de 333 km/h. Des chiffres étonnants, bien qu’une Mercedes-AMG S 63 4MATIC+ et une Porsche Panamera Turbo soient un battement de cil plus rapides au décollage.

Ce qui étonne également des performances de la Bentley, c’est qu’elle pèse tout de même 2 437 kilogrammes, ce qui n’est pas rien. Son rouage intégral a été retravaillé pour acheminer 100% de la puissance aux roues arrière en conduite normale, et réassigner une partie du couple moteur vers le train avant lors des pertes d’adhérence. Une vectorisation du couple est également effectuée entre les roues, à chaque extrémité, en appliquant une légère pression de freinage aux roues se trouvant à l’intérieur d’une courbe, aidant ainsi à réduire le sous-virage.

En 2020, la Flying Spur se dote aussi d’une direction aux quatre roues, pivotant toutes dans la même direction à haute vitesse afin de rehausser le comportement routier et la stabilité de la berline. À basse vitesse, les roues avant et arrière pivotent en sens inverse pour réduire le diamètre de braquage.

Outre la tenue de route bonifiée, on a droit à des amortisseurs pneumatiques avec trois chambres à air, pouvant contenir 60% plus d’air par rapport à la suspension de l’ancienne Flying Spur. Le confort sur route se trouve amélioré, et les freinages sont mordants grâce à des disques avant d’une taille de 420 mm – les plus gros de l’industrie, selon Bentley. Enfin, la Flying Spur fait le plein de systèmes de sécurité avancés.

Le carnet de commandes de la nouvelle génération est ouvert, et les premières livraisons s’effectueront dès 2020.

Feu vert

Feu rouge

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