Nissan Titan/Titan XD - Pour les besoins spécifiques

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Michel Deslauriers

On doit souligner le courage de Nissan de vouloir s’attaquer aux trois ténors des camionnettes pleine grandeur. Si la première génération du TITAN était un effort louable, cette deuxième génération est beaucoup plus réussie à bien des égards.

Toutefois, on n’arrive pas la cheville des Ford F-150, Ram 1500 ainsi que des Chevrolet Silverado 1500 et GMC Sierra 1500 – du moins, au chapitre des ventes. Pourtant, ce n’est pas un mauvais produit, mais dans un monde où les capacités de remorquage et de charge utile solidifient une réputation ou la ruinent, le défi est colossal pour le TITAN. Pour ne pas dire titanesque (pardon, elle était trop facile)!

Simplification de la gamme
Les gens de Nissan ont-ils sabré le champagne en constatant que l’actuel TITAN se vendait deux fois plus que l’ancien? Probablement pas. En 2017, il s’est vendu 5 692 unités du camion au pays, comparé à 2 715 en 2016. Malheureusement, le déclin s’est amorcé en 2018 et continue en 2019.

On a récemment rayé les cabines simples et King Cab de la gamme au Canada, et tous les TITAN sont désormais équipés d’un rouage à quatre roues motrices. Sur ce dernier point, c’est logique. Mais qui diable s’achète une camionnette deux roues motrices au Québec? En coupant dans les carrosseries, on a beaucoup moins de choix. Et du choix, il y en a chez Ford, Ram et GM.

Le TITAN est donc livrable avec une cabine multiplace, un moteur V8 de 5,6 litres et rien d’autre, à un prix de base frôlant les 50 000 $. Vrai, il y a six déclinaisons, dont le PRO-4X avec des prétentions hors route et le Platine réserve, le plus luxueux du groupe. Son moteur émet une belle sonorité et déploie une puissance fort appréciable. Mais ô combien glouton, avec une cote mixte de 13,4 L/100 km – 14,1 dans le cas du PRO-4X. Le TITAN peut se réjouir de ne pas être trop en recul vis-à-vis les moteurs V8 de la concurrence, et celui du Toyota Tundra consomme beaucoup plus.

La charge utile maximale du TITAN s’élève à 700 kilogrammes, bien en deçà de celles de ses rivaux. Selon la version choisie, le F-150 peut transporter une charge jusqu’à deux fois plus lourde, un brin gênant pour Nissan. Même chose pour la capacité de remorquage ultime du TITAN, alors que sa cote de 4 191 kg fait pâle figure à côté de celui du F-150 (5 987 kg), du Ram (5 783 kg) et des cousins GM (5 534 kg).

L’entre-deux
Pour obtenir des capacités supérieures chez Nissan, on doit donc passer au TITAN XD. Outre le V8 à essence, on a droit en option à un V8 turbodiesel de 5,0 litres développant 310 chevaux et, surtout, un couple de 555 livres-pied à 1 600 tr/min. Fourni par Cummins qui semble se faire un point d’honneur à produire des moteurs bruyants (parlez-en aux voisins des propriétaires de Ram HD!), ce V8 aide à rehausser la capacité de remorquage à 5 425 kg. La caisse plus longue permet aussi de faire passer la charge utile à 1 100 kg. Mieux, mais rien pour écrire à sa mère.

En choisissant le XD, on se retrouve toutefois avec camion très lourd, très énergivore, et rendu là, les pick-up HD de la concurrence n’ont aucune difficulté à le déclasser. Quand même, chapeau à Nissan d’essayer de faire les choses différemment et d’oser se mesurer à la concurrence. Peut-être qu’une éventuelle troisième génération du TITAN sera mieux armée pour aller à la guerre.

Il y a tout de même de bons points à noter concernant le TITAN. Son habitacle est spacieux et confortable, alors que les versions huppées proposent une sellerie de cuir bicolore. Les commandes sont bien disposées sur la planche de bord et les espaces de rangement sont nombreux. Le système multimédia n’a pas de gros défauts, mais son écran tactile de sept pouces est petit en comparaison avec celui du Ram 1500.

Sur la route, le TITAN est solide, silencieux – à l’exception du moteur diesel, évidemment – et raffiné. Le Ford F-150 et le Ram 1500 sont légèrement plus agiles, tant au niveau du comportement routier que dans le stationnement du centre commercial.

Que manque-t-il à cette camionnette? Sans contredit, une plus vaste sélection de motorisations, mais en y réfléchissant, même un bon six cylindres ne serait pas tellement moins énergivore que le V8. Nissan n’a pas de quatre cylindres turbo propice pour rivaliser avec celui maintenant installé dans les pick-up GM. Toutefois, le poids élevé du TITAN limite les possibilités. Finalement, ce dont il a besoin avant tout autre chose, c’est d’un régime.

Au final, compte tenu du faible volume de ventes, on ne peut offrir autant de configurations du TITAN, ce qui limite son intérêt selon les besoins des consommateurs. Heureusement, pour ceux qui y trouvent leur compte, Nissan propose des promotions au financement et à l’achat comptant pour rendre le TITAN plus intéressant.

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