Chevrolet Camaro - Parmi tous ces VUS…

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Antoine Joubert

En 2018, Chevrolet écoulait un total de 169 000 Cruze en Amérique du Nord, contre 53 000 Camaro. Et, uniquement au Canada, autour de 27 000 Cruze contre 2 600 Camaro. Pourtant, c’est la Camaro qui demeure. Pourquoi?

D’une part, parce que l’image de cette auto sport est très positive pour Chevrolet à l’échelle nord-américaine. D’autre part, parce qu’il est impossible de convaincre un acheteur de Camaro de passer à un VUS, alors qu’il en va autrement pour celui d’une Cruze. Maintenant, il est vrai que la Camaro bat de l’aile. Les ventes sont à la baisse, particulièrement au Canada, où la Mustang se vend pourtant encore très bien. Que s’est-il passé? Pourquoi la Camaro est-elle à ce point boudée du public?

Aussi curieux que cela puisse paraître, la réponse réside dans le fait que la Mustang donne l’impression d’être une voiture plus accessible. Certains trouvent la Camaro trop exotique. Mais cela n’est bien sûr qu’une question de perception, puisque la Camaro s’avère la rivale directe de la Mustang. Plus sport que la Challenger et surtout, plus abordable. D’ailleurs, on continue d’offrir la Camaro sous le seuil psychologique des 30 000 $.

On n’y voit rien
Le plus gros défaut de la Camaro? La visibilité. Un peu comme si vous portiez une armure de chevalier et que vous n’aviez comme fenêtre que ce petit volet métallique qu’il faut soulever pour voir devant. Vraiment pas idéal, et je suis certain que plusieurs personnes intéressées par le modèle ont rebroussé chemin spécifiquement pour cette raison. Et c’est aussi valable pour le coupé que pour le cabriolet qui, avec le toit en place, accorde une visibilité cauchemardesque...

Autre déception? L’habitacle. Il abrite une instrumentation claire et un écran central facile à manipuler, notamment grâce à Apple CarPlay et Android Auto. Cela dit, la finition et la richesse des matériaux ne se situent pas au niveau de la Mustang. Loin de là. Comme si l’on avait manqué de budget à la fin du projet... Fort heureusement, les sièges avant sont pour leur part bien sculptés. Au point où ils fournissent à la fois tout le support nécessaire pour une conduite sportive, mais aussi un excellent confort pour des balades ou de longs trajets. Quant aux sièges arrière, ils ne servent qu’à combler le manque de volume du coffre, dont le seuil est ridiculement élevé.

Tous ces petits irritants deviennent néanmoins accessoires lorsque l’on jette un œil à la robe de la voiture. Une sacrée gueule d’enfer, n’est-ce pas? Même la version de base fait tourner les têtes, surtout avec son nouveau devant, qui lui donne un air à la fois moderne et menaçant. Or, pour que la Camaro devienne carrément intimidante, la version ZL1 est de mise. La « Hugo Girard » des Camaro, avec ses jupes, son renflement de capot, sa gueule de pitbull enragé et, avec l’adoption de l’ensemble 1LE, son immense becquet en fibre de carbone.

4, 6 ou 8?
La Camaro propose quatre choix mécaniques. Inutile de le mentionner, la plupart des adeptes chérissent les moteurs à huit cylindres. La version ZL1, littéralement violente, ou la version SS qui malgré sa puissance, démontre un bel équilibre entre confort et performances. Le V6 est lui aussi intéressant, mais surtout pour l’acheteur qui recherche une souplesse et un certain confort. À choisir sans hésiter avec l’automatique, surtout depuis l’adoption de cette nouvelle boîte à 10 rapports.

Récemment, j’ai toutefois pu conduire une version 1LE de la Camaro à moteur quatre cylindres turbocompressé. Équipée d’une boîte manuelle et d’un ensemble de performance comprenant freins Brembo, suspension sport, roues de 20 pouces et différentiel autobloquant. Une sacrée machine, juste assez puissante, magnifiquement agile et qui, pour à 35 000 $ à peine, m’aurait convaincu bien avant n’importe quelle Mustang à moteur quatre cylindres. Parce qu’elle est plus unique, mais surtout, parce que son comportement et son agrément de conduite sont franchement exceptionnels. Évidemment, il faut ici mettre une croix sur le vrombissement du V8, mais en y pensant bien, cette voiture se mesure aussi de par son prix à une Subaru BRZ et à une Nissan 370Z de base. Et croyez-moi, cette Camaro 1LE les éclipse toutes les deux.

Il est important de rappeler que depuis l’adoption de la structure de la défunte Cadillac ATS, la Camaro n’a plus à rougir devant la concurrence en matière d’agilité et de maniabilité. Solide, vissée au sol et capable de belles prouesses, la Camaro peut sans gêne se mesurer sur un circuit à d’innombrables bagnoles sport de renom. Il faut toutefois être conscient que ses aptitudes hivernales sont carrément nulles et que son côté pratique est extrêmement limité, sans doute ce pour quoi Chevrolet proposera aussi cette année, un choix de sept VUS…

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