Ford Escape - Le début d’un temps nouveau

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Frédéric Mercier

Après une très longue carrière qui commençait à sentir le réchauffé, l’ancienne génération du Ford Escape accroche ses patins et laisse place à un véhicule entièrement redessiné pour 2020.

Au premier coup d’œil, le design très arrondi de ce nouveau modèle ne manque pas d’attirer l’attention. Certes assez joli, l’Escape ne fait toutefois rien pour se démarquer du lot dans l’arène déjà très homogène des VUS compacts.

Mais ne nous attardons pas trop au physique. Parce que de toute façon, les changements apportés à l’Escape pour 2020 vont bien au-delà de la carrosserie.

Un peu plus gros

Malgré un design qui pourrait laisser croire le contraire, l’Escape 2020 est légèrement plus long que le modèle qu’il remplace. Le véhicule est aussi un peu plus large qu’en 2019, mais également plus bas de cinq petits millimètres.

Ford assure avoir travaillé d’arrache-pied pour augmenter l’espace à bord. Grâce à une banquette désormais coulissante à l’arrière, l’espace pour les jambes des passagers devient le meilleur de sa catégorie. L’espace alloué dans le coffre est aussi en hausse et est très acceptable pour un véhicule de cette dimension.

À l’avant, le levier de vitesses traditionnel est abandonné au profit d’une manette circulaire, à l’instar de plusieurs autres modèles de la marque américaine.

L’écran tactile est maintenant juché au haut de la console, comme si on l’avait oublié et qu’on l’avait intégré à la dernière minute! Un autre écran d’une dimension de 12,3 pouces peut être installé derrière le volant pour remplacer les cadrans traditionnels.

L’Escape est également livrable avec un système d’affichage tête haute ainsi qu’avec des commodités de luxe comme une chaîne audio B&O à 10 haut-parleurs et un toit ouvrant panoramique.

Comme c’était le cas avec la génération précédente, l’Escape 2020 continue d’être offert en quatre déclinaisons : S, SE, SEL et Titanium. Toutes les versions sont équipées de série d’un sélecteur de mode de conduite et de l’ensemble de sécurité active Co-Pilot 360, qui inclut notamment la prévention de sortie de voie, la surveillance des angles morts, le régulateur de vitesse adaptatif et le freinage d’urgence automatique.

La variante de base est équipée d’un rouage à roues motrices avant, mais il est évidemment possible d’opter pour la transmission intégrale. Pour 2020, le quatre cylindres de 2,5 litres étant abandonné, le moteur d’entrée de gamme de l’Escape devient ainsi un bloc à trois cylindres turbocompressé de 1,5 litre développant 179 chevaux et un couple de 177 livres-pied.

Pour ceux qui auraient besoin d’un peu plus de vigueur et d’une meilleure capacité de remorquage, un moteur EcoBoost de 2,0 litres demeure au programme avec une puissance d’environ 250 chevaux. La capacité de remorquage passe à 1 588 kilogrammes (3 500 livres) avec cette mécanique optionnelle alors qu’elle est limitée à 680 kg (1 500 lb) avec le moteur de base.

Les cotes de consommation n’étaient toujours pas annoncées au moment d’écrire ces lignes, mais on estime que celles-ci seront plus frugales que celles de 2019. En effet, Ford a souligné avoir retranché environ 100 kilos à la balance par rapport à l’Escape de précédente génération. Le constructeur a aussi pris soin de retravailler l’aérodynamisme du VUS.

Le retour de l’hybride

Pour l’intronisation de cette nouvelle génération, il est possible d’obtenir l’Escape en versions hybride et hybride rechargeable. Toutes deux alimentées par un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson, ces deux moutures électrifiées viennent ajouter deux cordes de plus à l’arc de l’Escape.

L’hybride, avec une puissance estimée à 198 chevaux, génère davantage de muscle que la motorisation de base de 1,5 litre tout en offrant une meilleure consommation d’essence.

Pour ce qui est de la variante rechargeable, Ford promet une autonomie entièrement électrique de 48 kilomètres, gracieuseté d’une batterie de 14,4 kWh. L’Escape hybride peut être livré avec le rouage intégral en option, mais la variante rechargeable doit se contenter d’une configuration à traction.

Les fins connaisseurs se rappelleront que Ford a déjà tenté l’expérience de la motorisation hybride avec l’Escape il y a une dizaine d’années… sans grand succès.

Chez la concurrence, seul le RAV4 de Toyota propose une déclinaison hybride. L’Escape devient le deuxième modèle de la famille des VUS compacts à abriter une motorisation rechargeable après le Mitsubishi Outlander.

Visiblement, Ford a mis les bouchées doubles pour raviver les ventes de son Escape, autrefois meilleur vendeur de sa catégorie. La guerre s’annonce féroce!

Feu vert

Feu rouge

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