Aston Martin DBS Superleggera - Sublime tradition

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Marc Lachapelle

L’arbre généalogique d’Aston Martin, qui pousse depuis plus d’un siècle, vient de se scinder en deux. D’un côté, on retrouve désormais les nouveaux missiles à moteur central que sont la Valkyrie, la AM-RB 003 et la future Vanquish. De l’autre, les majestueuses autos sport et grand tourisme à moteur avant qui ont fait la gloire et la renommée de cette grande marque. Au sommet de cette branche solide rayonnent maintenant la spectaculaire DBS Superleggera et ses variantes, en nombre croissant.

Encouragée par le grand succès de la DB11, premier modèle né de sa stratégie du « deuxième siècle », Aston Martin en multiplie depuis les variantes et versions spéciales. Sans compter que la nouvelle Vantage est construite sur la même architecture, fondée sur un châssis à caissons en aluminium. Or, le plus spectaculaire, le plus puissant et le plus sportif de ces rejetons, à ce jour, est sans contredit la DBS Superleggera.

Retour d’un aristocrate
Perché au sommet de la pyramide des Aston Martin classiques, ce grand coupé DBS fait d’abord revivre un sigle apparu une première fois en 1967 et une deuxième fois quarante années plus tard, dans le même rôle. Quant au nom Superleggera, il s’agit d’un hommage rendu au carrossier italien Touring, grand spécialiste de la fabrication ultralégère, qui a collaboré jadis à la création des légendaires DB4, DB5 et DB6 de la marque britannique.

Grâce aux panneaux de carrosserie en fibre de carbone qui complètent sa structure d’aluminium, la DBS Superleggera est plus légère que la DB11 de 77 kilos. Elle se démarque cependant surtout de cette dernière par son immense calandre noire alvéolée, bordée de grandes prises d’air reliées au bas par une fine lame aérodynamique noire. Cette nouvelle DBS a vraiment toute une gueule et des proportions magnifiques, sculptées par le styliste Marek Reichman.

La beauté n’était pas le seul objectif. Avec ses flancs plus sculptés, un diffuseur double sous la partie arrière, un mince aileron en fibre de carbone et les conduits Aeroblade qui canalisent discrètement l’air vers la pointe du coffre, la DBS Superleggera génère 180 kilos de portance aérodynamique qui la plaque au bitume à sa vitesse de pointe de 340 km/h. Sa partie arrière est toutefois plus chargée, avec ce gros diffuseur et les deux embouts d’échappement de chaque côté, au lieu d’un seule, comme sur la DB11. Malgré des feux arrière à DEL ultraminces.

Sérieusement performante
La DBS est également plus musclée que sa sœur, bien sûr. Sous le long capot en coquille, son V12 biturbo de 5,2 litres produit 715 chevaux et un couple de 663 lb-pi, des gains respectifs plus qu’appréciables de 115 et 147 unités. Ce déferlement de puissance est transmis à la boîte automatique ZF à huit rapports montée à l’essieu arrière par un arbre en fibre de carbone. Elle est ensuite répartie entre les roues par un différentiel autobloquant mécanique à transfert de couple qui optimise la motricité en virage.

Avec un rapport final un peu plus démultiplié de 2.93:1, ce nouveau différentiel favorise aussi les accélérations. Le constructeur promet d’ailleurs des chronos de 3,4 secondes pour le 0-100 km/h et de 6,4 secondes pour le sprint 0-160 km/h, qui semblent parfaitement crédibles. Et pour stopper, les freins de la DBS ont un diamètre de 410 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière mais surtout, leurs disques sont en carbone-céramique plutôt qu’en métal, comme sur la DB11.

La suspension à doubles bras triangulés forgés à l’avant et à bras multiples à l’arrière est équipée des amortisseurs adaptatifs les plus récents. On peut choisir entre trois modes de conduite différents pour la suspension et le groupe propulseur : GT, Sport ou Sport Plus. La DBS roule sur des jantes en alliage auxquelles on peut substituer des jantes forgées plus légères, à doubles rayons. Elles ont 21 pouces de diamètre et sont chaussées de pneus Pirelli conçus spécifiquement pour la Superleggera.

Il y a toujours abondance de cuir dans l’habitacle. Par contre, les surfaces capitonnées sur les bourrelets des sièges et les contre-portes ont un air vaguement reptilien... Les réglages des sièges sont toujours installés sur les côtés d’une console centrale où trônent encore le pavé tactile et la grosse molette qui contrôlent l’interface multimédia empruntée à Mercedes-Benz, actionnaire et partenaire d’Aston Martin. La DBS propose aussi la kyrielle attendue de systèmes électroniques, caméra périphérique incluse.

Voilà pour cette spectaculaire auto grand tourisme et bien en muscles, qui a certainement dans sa mire la Ferrari 812 Superfast, sa seule rivale directe, à vrai dire. Combien de temps encore pour ces grands fauves surpuissants qui deviennent un peu plus anachroniques chaque jour, malgré leur charme fou, leurs performances délirantes et le son envoûtant de leur gros moteur V12?

Feu vert

Feu rouge

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