Audi TT - La voiture sport atypique

Publié le 1er janvier 2020 dans 2020 par Gabriel Gélinas

La Audi TT, qui a célébré son 20e anniversaire en 2018, est une auto sport atypique dans la mesure où, contrairement à ses rivales directes, elle n’est pas une simple propulsion, mais est plutôt dotée d’un rouage intégral. Cette distinction lui confère certains avantages, surtout lorsque les conditions, météorologiques ou autres, ne sont pas idéales. Restylée l’an dernier, la TT a fait l’objet de modifications techniques tout en recevant une dotation plus généreuse d’équipements de série.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le styliste Freeman Thomas a eu la main heureuse lorsqu’il a dessiné la voiture concept TT qui présageait le modèle de série né en 1998. Depuis cette lointaine époque, la TT est devenue une icône du design grâce à son style particulier qui fait en sorte qu’elle est instantanément reconnaissable.

En ce qui a trait au restylage de sa plastique, la TT affiche aujourd’hui une nouvelle calandre Singleframe au look tridimensionnel, ainsi que de plus grandes ouvertures pratiquées au bas du bouclier, pour assurer le refroidissement du moteur. Cette partie avant assure un look plus typé et une personnalité affirmée qui n’est pas sans rappeler la R8 de la marque. Son gabarit demeure compact et son poids n’a pas augmenté de façon significative avec le passage des années, le coupé TTS n’affichant que 1 435 kilos à la pesée.

Un habitacle intimiste et soigné

La TT a été le premier véhicule de la marque à être doté du cockpit virtuel Audi, et cet affichage numérique répond encore et toujours présent à bord. Précisons que c’est le seul écran qui équipe la TT et qu’il sert donc également d’interface pour régler la chaîne audio et le système de navigation, tout comme dans la R8. La qualité d’assemblage est irréprochable, et les matériaux utilisés dans cet habitacle de style cockpit sont de premier plan. On remarque au passage la très belle et très efficace intégration des commandes du système de chauffage/climatisation dans les boutons logés en plein centre des trois buses de ventilation centrales.

En ce qui a trait à la connectivité, la TT reçoit une bonne note puisque deux ports USB et l’intégration Apple CarPlay figurent de série. En configuration coupé, la TT est décrite comme une 2+2, mais dans les faits, les places arrière ne conviendront qu’à de très jeunes enfants ou simplement pour le transport de petits articles, alors que les Roadsters ne sont dotés que de deux places.

Livrable en coupé ou en roadster, les variantes TT et TTS sont animées par un moteur quatre cylindres turbocompressé de deux litres, qui développe 288 chevaux et un couple de 280 livres-pied sous le capot des TTS. Sur le plan de la mécanique, la boîte à double embrayage compte maintenant sept rapports plutôt que six, avec un étagement plus serré entre les premier et sixième rapports, alors que le septième permet de réduire les révolutions du moteur à vitesse d’autoroute et, par conséquent, de bonifier la consommation de carburant. Le système Audi Drive Select, avec amortisseurs magnétiques adaptatifs, fait désormais partie de la dotation de série de la TTS.

Aiguisée comme un scalpel

Avec son poids plume, sa structure très rigide et ses jantes en alliage de 20 pouces chaussées de pneus Pirelli P Zero, le coupé TTS s’inscrit en virage avec une grande précision, et le seul bémol que l’on peut émettre au sujet de la dynamique est que la voiture fait montre d’un léger sous-virage, ce qui est dû à son rouage intégral. Malgré cet impair, son gabarit, ainsi que son empattement court, lui permet de tailler les virages comme un scalpel alors que le paysage défile à la vitesse grand V.

L’amortissement piloté, qui fait partie de la dotation de série, assure une grande stabilité, même lorsque la qualité du revêtement laisse à désirer, et l’embrayage central du rouage intégral réagit en quelques millièmes de seconde pour assurer une répartition optimale de la motricité entre les trains avant et arrière. Comme le couple maximal est disponible sur une large plage qui s’étend de 1 900 à 5 300 tours/minute, le coupé TTS tire fort, mais pas furieusement, et le chrono du 0-100 est chiffré à 4,5 secondes.

Au sommet de la pyramide TT, le coupé TT RS étonne toujours avec son moteur cinq cylindres turbocompressé de 2,5 litres, partagé avec la RS 3. Primé à neuf reprises comme le « Moteur international de l’année » dans la catégorie de 2,0 à 2,5 litres, ce moteur à cinq cylindres est pourvu d’une sonorité très particulière qui fait partie de son charme, et sa puissance de près de 400 chevaux est le gage d’une performance plus explosive, chiffrée à 3,7 secondes, pour le 0-100 km/h, rien de moins.

Dans le créneau des sportives, la TT fait un peu bande à part en raison de son rouage intégral. Toutefois, c’est justement pour cela que l’on peut la qualifier de voiture sport toutes saisons.

Feu vert

Feu rouge

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