Inspection : la Chrysler 300 nous livre ses secrets

Publié le 2 octobre 2020 dans Mécanique par Marc-André Gauthier

La Chrysler 300! Une berline qui demeure populaire, même si elle commence vraiment, vraiment à dater. Mais bon, l’amour n’a pas d’âge, qu’on dit!

Ainsi, on se retrouve devant une mécanique qui devrait être éprouvée, devant un design qui à défaut d’être élaboré, devrait être robuste, et sans soucis.

Afin d’en avoir le cœur net, nous avons décidé d’amener la voiture à l’inspection, la confiant aux bons soins de notre garagiste le temps d’une petite évaluation. Vous allez voir, cette vénérable voiture nous réserve encore quelques surprises!

Une mécanique bien connue

Sous le capot, on retrouve le moteur V6 Pentastar de 3,6 litres, développant 292 chevaux et 260 livres de couple. Il est offert en version de 300 chevaux dans le modèle S, mais comme il s’agit ici d’une version Limited, la puissance est un peu plus basse. Un V8 HEMI de 5,7 litres est également disponible en option.

Photo: Chrysler 300

Ce moteur, donc, a prouvé son efficacité. Il est disponible depuis près de 10, et s’il avait quelques petits problèmes dans ses premières années de service, il est aujourd’hui considéré comme étant fiable. Notre mécano n’a relevé aucun problème de conception majeur, si ce n’est que certains entretiens sont compliqués, étant donné le positionnement plutôt reculé du moteur dans son compartiment. Le remplacement des bougies pourrait notamment s’avérer complexe.

Le moteur est accouplé à une transmission automatique à 8 rapports, produite par la compagnie allemande ZF. Si elle a connu quelques problèmes sur d’autres véhicules, il s’agit, ici, de l’une de ses meilleures itérations.

On retrouve à l’avant une boîte de fusible, comme c’est souvent le cas, mais la batterie est à l’arrière, sous le plancher du coffre. Cela dit, tous les éléments permettant un survoltage sont présents à l’avant.

Photo: Chrysler 300

Finition ordinaire

Un peu partout, on se rend compte que la finition laisse à désirer. La manière dont certains scellants ont été appliqués est grossière, et du métal à peine couvert de peinture est présent un peu partout dans les ailes et sous la voiture.

Suspension de Mercedes-Benz

La suspension arrière de la Chrysler 300 est composée de plusieurs bras, héritage qu’elle tient de l’époque où Chrysler et Mercedes-Benz étaient unies. Ce genre de suspension, très similaire à celle d’une Classe E du début des années 2000, permet confort et tenue de route, mais elle est dispendieuse à réparer advenant un bris, et nécessite un certain entretien de temps à autre.

À l’avant, on remarque la présence d’un cardan, étant donné que la voiture est munie d’un rouage intégral. Comme à l’arrière, on vise, ici, à allier confort et tenue de route, mais le prix à payer est un design complexe, qui requiert un certain entretien.

Photo: Chrysler 300

Sous la voiture

Sous cette voiture, il y aurait de la place pour deux lignes d’échappement. À la place, on retrouve une ligne simple, moins coûteuse à l’entretien. Le réservoir de carburant, massif, est en forme de croissant de lune, présent des deux côtés de l’arbre de transmission, ce qui implique la présence de deux niveaux. Si on devait changer le réservoir, il faudrait désassembler une grande partie des composantes arrière, un cauchemar.

Sous le moteur, protégé par un imposant couvert, on retrouve un carter d’huile en aluminium, pour une durabilité accrue.

Photo: Chrysler 300

Finalement, la Chrysler 300 et un véhicule somme toute bien construit. Sa suspension est un peu complexe, mais à part ça, elle devrait vous rendre de bons services, sans que vous n’ayez à vous soucier de la fiabilité de la voiture. 

Merci à Andy Elmaleh Mécanique de nous avoir reçus dans son atelier dans la région de Vaudreuil-Soulanges!

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