Inspection : le Nissan Armada 2021 nous livre ses secrets

Publié le 10 avril 2021 dans Mécanique par Marc-André Gauthier

Les gros VUS avec un châssis en échelle se font de plus en plus rares de nos jours. Chez Nissan, l’Armada demeure fidèle au poste et a même été modernisé pour 2021 avec un look rafraîchi, une cabine plus moderne, et un peu plus de puissance sous le capot.

Avec un gros VUS comme l’Armada, on s’attend à un maximum de robustesse. Histoire de voir s’il répond aux attentes, nous l’avons amené chez notre mécano pour une inspection.

Un V8 puissant, mais plutôt simple

Le Nissan Armada 2021 fait appel à un moteur que l’on connaît bien, un V8 de 5,6 litres à calage variable, avec pas moins de quatre arbres à cames. Pour 2021, il génère plus de puissance que par le passé, avec 400 chevaux et 413 livres-pied de couple. 

Ce puissant V8 demeure plutôt simple, et il vieillit bien. Il n’est pas rare d’en voir qui ont dépassé les 400 000 km. Cependant, sur les versions plus anciennes, il peut arriver qu’il surchauffe, particulièrement si l’on fait beaucoup de remorquage. Sur notre Armada moderne, on remarque maintenant un système de refroidissement plus efficace, qui devrait facilement pallier ce problème.

Sous le couvercle en plastique, on découvre un assemblage plutôt chaotique de conduits divers. Si ce spectacle semble épeurant pour nous, pauvres mortels, notre mécano nous assure que ce n’est pas si complexe. 

Ça semble être la mode sur les véhicules en 2021, mais l’Armada a lui aussi recours à du réfrigérant HFO1234yf, plus écologique, mais plus dispendieux que les réfrigérants classiques.

Une suspension arrière un peu complexe

Le Nissan Armada a un châssis en échelle, c’est-à-dire que la cabine est littéralement vissée le châssis - qui a la forme d’une échelle - auquel sont rattachés le moteur et les suspensions.

Ce type de configuration ne date pas d’hier, mais il demeure populaire pour les gros véhicules, puisque ça donne une conduite robuste, souvent au détriment de la tenue de route.

Avec ce genre de châssis vient habituellement une suspension à double triangulation à l’avant. Ce type de suspension permet un accès au moteur par l’arche des roues, et dans le cas de l’Armada, on peut facilement passer par là pour changer les bougies, par exemple.

À l’arrière, on retrouve une suspension indépendante, chose qui est plutôt rare sur des véhicules du genre. On remarque aussi une suspension partiellement pneumatique, dont la résistance s’ajuste en fonction du poids que l’on pourrait remorquer, de sorte à éviter que l’arrière de la voiture s’écrase.

Sous la carrosserie, on peut admirer la complexité de cette suspension, qui compte plus d’une dizaine de points de jonction, la plupart pouvant être ajustés individuellement. Ainsi, avec le temps, on risque de devoir revoir cet ajustement.

À part cette suspension arrière un peu complexe, l’Armada fait vraiment dans la simplicité. Les manufacturiers ont tendance à bourrer ces gros VUS hors route de technologies qui rehaussent leurs capacités, souvent au détriment de la fiabilité. Pas chez Nissan!

En terminant, il convient de mentionner l’absence de protection sous le véhicule. La plupart des VUS avec des capacités hors route sont protégés pour éviter d’abîmer la direction ou la transmission sur un rocher, à la suite d’un mauvais calcul de trajectoire.

Néanmoins, sous l’Armada, tout est exposé, ce qui est surprenant. Si vous comptez amener votre Armada sur un sentier, faites attention!

En vidéo : notre essai du Nissan Armada 2021

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