Maserati Quattroporte - Haute couture à l'italienne

Publié le 1er janvier 2020 dans 2021 par Jean-François Guay

Fondé en 1914, Maserati a connu des hauts et des bas au cours du dernier siècle en passant d'un propriétaire à l'autre, notamment, des frères Maserati à la famille Orsi, à Citroën et ensuite, à De Tomaso, pour finalement aboutir après moult péripéties dans le giron du Groupe Fiat. Au fil des ans, Maserati a profité de son lien avec Fiat pour accéder au savoir-faire de Ferrari et d'Alfa Romeo, ce qui lui a permis de se reconstruire une santé financière et mécanique. S'il fut une époque où Maserati se contentait de fabriquer quelques centaines de voitures par année, la marque au Trident a connu sa meilleure cuvée en 2017 avec une production dépassant 51 000 véhicules. Cette vertigineuse ascension avait commencé en 2013 avec la commercialisation de la sixième génération de la Quattroporte.

Toutefois, les affaires vont moins bien pour Maserati qui a vu ses ventes chuter de plus de la moitié depuis trois ans. Pour reconquérir des parts de marché, le constructeur devra tôt ou tard dévoiler la septième génération de la Quattroporte. En attendant, le vaisseau amiral de Maserati se permet donc un léger restylage en 2021. Cela dit, il n'a pas été facile d'obtenir des informations de la part de Maserati qui a retardé certaines annonces à cause de la COVID-19.

Néanmoins, on sait que la Quattroporte adoptera une calandre renouvelée et de nouveaux feux arrière. À l'intérieur, le tableau de bord intégrera un tout récent écran tactile de 10,1 pouces, permettant d'accéder aux applications d'un nouveau système d'infodivertissement alimenté par le système d'exploitation Android Automotive de Google. De plus, l'application Maserati Connect permettra, notamment, de rester branché à la voiture et de faire la mise à jour des logiciels. Finalement, on devrait dénombrer de nouvelles technologies d'assistance à la conduite afin que la Quattroporte puisse suivre le rythme imposé par la concurrence allemande.

Mystère et boule de gomme

Au moment d'écrire ses lignes, beaucoup de mystère entoure la gamme des moteurs puisque le contrat d'approvisionnement avec Ferrari est sur le point d'expirer. Même s'il est assuré que la Quattroporte sera éventuellement animée par le tout nouveau V6 biturbo de 3 litres, que les motoristes de Maserati ont mis au point pour la toute nouvelle MC20 à motorisation centrale, il serait surprenant que la production de l'usine d'assemblage de ce nouveau moteur appelé Nettuno - ou Neptune dans la langue de Molière - soit suffisante pour répondre à la demande.

Quant à la dernière motorisation hybride légère inaugurée par la Ghibli européenne, qui est composée d'un quatre cylindres turbo de 2 litres, d'un compresseur électrique, d'un alternateur-démarreur et d'une batterie de 48 volts, la puissance de 330 chevaux paraît trop juste pour donner des lettres de noblesse à la Quattroporte, dont le poids dépasse celui de la Ghibli.

Pour toutes ces raisons, il semble probable que la Quattroporte conservera, une année supplémentaire, les moteurs V6 et V8 conçus et assemblés par Ferrari. D'autant plus que Maserati vient d'annoncer l'arrivée d'une Quattroporte Trofeo de haute performance avec un moteur 3,8 litres de 580 chevaux. Il va sans dire que les performances de la Quattroporte Trofeo rivaliseront avec celles de la Mercedes-AMG S 63, la BMW M8 Gran Coupé et l'Audi RS 7, sans oublier la Porsche Panamera Turbo.

Sur la route

Signifiant littéralement «quatre portes» en italien, la Quattroporte porte bien son nom puisque cette grande berline mesure presque 5,3 mètres de long. D'un pare-chocs à l'autre, elle dépasse d'un doigt la Mercedes-Benz Classe S et la BMW Série 7 à empattement régulier. La longueur de la Quattroporte se compare davantage à celles de l'Audi A8, la Bentley Flying Spur et la Lexus LS, de même qu'aux versions allongées de la Classe S et de la Série 7. Il suffit de jeter un coup d'oeil à l'empattement de 3,2 mètres et aux trois glaces latérales pour saisir toute la portance de cette voiture hors norme, dont les dimensions se comparent à celles d’une limousine.

Malgré son gabarit imposant, la Quattroporte ne se conduit pas comme un bateau de croisière, mais plutôt comme un jet privé ! Bien campée sur ses pneus de 20 pouces (245/40R20 à l'avant et 285/35R20 à l'arrière), la version GTS à moteur V8 est une propulsion qui vire à plat sur le bitume sec. Il va sans dire que la livrée S Q4 est mieux adaptée aux hivers québécois, avec son V6 et son rouage intégral. Peu importe la version, les sièges en cuir sont confortables et l'habitacle, d’une élégance typiquement italienne.

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