Lexus LX - Une légende discrète

Publié le 1er janvier 2020 dans 2021 par Luc Gagné

Sans le savoir, lorsqu’on conduit un LX 570, on a un monument entre les mains. Un véhicule qui, ailleurs dans le monde, suscite l’admiration de nombreux amateurs, mais sous un nom différent : Land Cruiser. En effet, ce tout-terrain Toyota réputé, lancé il y a plus de 70 ans, est à la base du plus gros utilitaire Lexus.

Le Land Cruiser n’est plus offert au Canada depuis 1990 (sauf pour certaines ventes spéciales), mais il est toujours présent au sud de la frontière, où il se vend au compte-gouttes. Depuis 1996, chez nous, il prend la forme du LX 570. Cette année-là, il est devenu le premier utilitaire de la marque de véhicules de luxe créée par Toyota sept ans plus tôt. À l’époque, lancer un modèle du genre — un gros camion de luxe — paraissait saugrenu. D’ailleurs, il faudra attendre deux ans avant de voir apparaître les premiers Cadillac Escalade et Lincoln Navigator. Mais aujourd’hui, toute grande marque qui se respecte offre des utilitaires, même Bentley, Lamborghini et Rolls-Royce ! Chez Lexus, il y en a cinq, du petit UX à l’imposant LX, un modèle qui en est à sa troisième génération. Lancé en 2015, ce n’est que l’an dernier qu’on lui a donné cette élégante grille à motif triangulaire sophistiqué. Il orne sa calandre surdimensionnée en sablier encadrée de blocs optiques à triples DEL en escalier.

LX ou GX ?

Cette grille ne suffit toutefois pas à le distinguer d’un autre utilitaire Lexus : le GX. Leur ressemblance n’a d’ailleurs rien de fortuit puisque tous deux s’avèrent issus de la même famille de véhicules, le GX 460 étant l’adaptation locale du Land Cruiser Prado. Ce dernier reste marginalement plus petit que le LX, son V8 de 4,6 L produit 301 ch et il est moins coûteux : au Canada, son prix se situe dans les cinq chiffres, alors que celui du LX en a six. Curieusement, des ventes marginales le placent loin derrière le LX au Canada, alors qu’aux États-Unis, on le préfère, et de loin, au plus gros modèle Lexus.

Quoi qu’il en soit, l’acheteur canadien en a pour son argent avec un LX. Son V8 atmosphérique de 5,7 L (d’où le nom LX 570) développe 383 ch et 403 lb-pi de couple. Des cotes qui expliquent comment ce mastodonte de 2,7 t peut atteindre 100 km/h en sept secondes et des poussières, en plus de pouvoir remorquer une masse atteignant 3 175 kg (contre 2 948 kg pour le GX). Et c’est avec douceur qu’il accomplit ces tâches, grâce à une boîte de vitesses automatique à huit rapports très souple.

Sa dotation très complète compte un ensemble de dispositifs d’aide à la conduite, mais aussi des systèmes devant faciliter les déplacements de ce véhicule à quatre roues motrices loin du bitume. On pense, par exemple, à ces fonctions d’assistance en virage hors route et de retenue en descente, au régulateur de traction multiterrain et au sélecteur de mode de conduite (il y en a cinq). Une suspension électrohydraulique autonivelante contribue aussi à faciliter la conduite hors route... et sur route.

LX = XL

L’habitacle vaste peut accueillir huit personnes. Cela ne l’empêche pas de prendre des allures princières avec ses selleries de cuir souple perforé (le cuir Carbernet rouge donne un coup d’oeil saisissant) et les abondantes garnitures de bois. Au centre d’un tableau de bord surchargé de commutateurs, on trouve un écran large de 12,3 po. Il sert au système multimédia, mais aussi à afficher les images captées par la caméra arrière. Les fonctions qui s’y affichent s’activent à l’aide d’une interface appelée Remote Touch. Logée sur la console centrale, sa manipulation, qui nécessite une certaine dextérité, ne plaît pas à tous.

Un hayon en deux pièces (une se soulève et l’autre s’abaisse) donne accès à un coffre volumineux. En repliant la banquette centrale à trois sections (40/20/40) et en relevant les deux sections symétriques de la troisième rangée contre les cloisons, on dispose de 2 302 litres de volume utile, assez pour s’en donner à coeur joie chez son antiquaire préféré ! En se rendant à sa boutique, le mélomane sera ravi par la qualité sonore de la chaîne Mark Levinson de 450 watts et ses 19 haut-parleurs, qui transforment l’habitacle en salle de concert privée. S’ils le souhaitent, plutôt que d’écouter la musique, les passagers assis derrière pourront s’amuser avec un système de divertissement comprenant deux écrans VGA de 11,6 po, un lecteur de DVD et des casques d’écoute sans fil.

Curieusement, Apple CarPlay et Android Auto ne figurent toujours pas au catalogue de ce véhicule, alors que la dotation de série comprend un... lecteur de disques compacts. Parions que la clientèle visée ne souffre pas de cette dépendance crasse aux réseaux sociaux et aux autres besoins exigeant une connectivité embarquée !

Feu vert

Feu rouge

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