Mazda CX-3 - Pour la conduite

Publié le 1er janvier 2020 dans 2021 par Michel Deslauriers

Lorsque le petit CX-3 est arrivé sur le marché, en 2016, il s’est démarqué par son design dynamique, son agrément de conduite et son prix abordable. Il est rapidement tombé dans la mire des acheteurs de multisegments urbains recherchant polyvalence, efficacité énergétique et style.

Après la lune de miel, on s’est rapidement rendu compte que la polyvalence n’est pas la principale qualité du CX-3. Après tout, il est basé sur la même plate-forme que la sous-compacte Mazda2, dont la génération actuelle n’est pas offerte au Canada. S’il y a un véhicule utilitaire sur notre marché qui peine à livrer la marchandise pour les besoins familiaux, c’est bien celui-ci.

Dans l’ombre du CX-30

En commercialisant le CX-30, qui partage son architecture avec la Mazda3, le constructeur propose désormais à sa clientèle un modèle dont la taille chevauche les segments sous-compact et compact. Ce nouveau modèle n’a pas tardé à jeter de l’ombre sur le CX-3 tout en dénonçant la petitesse de ce dernier. Qu’à cela ne tienne, il peut maintenant se concentrer à afficher la meilleure dynamique de conduite chez les utilitaires de la marque, sans se soucier de sa taille par rapport à la concurrence.

Sous le capot, on retrouve l’efficace et fiable quatre cylindres de 2 litres Skyactiv-G de Mazda, produisant ici 148 chevaux. Pour les irréductibles, on peut toujours rehausser l’agrément de conduite avec une boîte manuelle à six rapports, mais à l’instar de la plupart des voitures abordables sur le marché, elle n’est disponible que dans la déclinaison de base. Une automatique à six rapports figure en option dans la version GX, et de série dans les GS et GT. Pour 2021, le CX-3 GX ne peut plus être équipé d’un rouage intégral, qui ne coûtait qu’environ 1 000 $ de moins que le GS intégral de toute façon.

Côté consommation, le CX-3 est l’un des moins énergivores de sa catégorie avec une moyenne mixte ville/route de 8,1 L/100 km lorsqu’équipé du rouage intégral, surpassé seulement par le Subaru Crosstrek. Le Mazda CX-3 étant l’un des plus légers de sa catégorie, et doté d’une suspension à calibrage sportif, un peu ferme il faut l’admettre. On se surprend à piloter le petit multisegment comme si on était toujours en retard, et c’est pour cette raison que la presse automobile est tombée sous son charme dès son introduction sur le marché, malgré son côté pratique perfectible.

Comme un gant

Si le CX-3 est un poids plume, c’est en partie parce que ses dimensions sont inférieures à celles de la concurrence. Son empattement, sa largeur et sa hauteur de toit figurent parmi les plus petits, alors il faut s’attendre à un habitacle peu logeable. Si les places avant sont convenables, et nous font comme un gant, à l’arrière, on note un important manque de dégagement pour les jambes, alors que l’espace pour la tête est le moins généreux du segment. Même constat en ce qui a trait au volume de chargement. Avec les dossiers en place, seul le Fiat 500X fait pire, et lorsque l’on rabat les dossiers, la situation s’améliore légèrement, le CX-3 proposant un espace à peine supérieur à celui des petits multisegments urbains sans rouage intégral, c’est-à-dire les Hyundai Venue, Nissan Kicks et Toyota C-HR. Bref, on ne peut qualifier ce Mazda de véhicule familial.

En revanche, pour les couples sans enfant ou les jeunes professionnels urbains désirant profiter d’une certaine polyvalence, le CX-3 se tire bien d’affaire. Son design sportif est toujours attrayant même s’il a peu changé depuis 2016. L’habitacle fait preuve d’une finition riche et soignée, et le système multimédia, bien que loin d’être parfait, fonctionne à merveille une fois que l’on apprivoise la disposition des menus à l’écran à l’aide de la molette multifonction. On adore le bouton de volume logé sur la console centrale, là où notre bras et notre main reposent déjà.

Cette année, le CX-3 GS propose un ensemble décor regroupant des sièges bicolores en suède, des garnitures satinées ainsi que des coques de rétroviseurs et une calandre noircis. L’ensemble de luxe avec sièges en cuir et toit ouvrant est toujours offert, alors que la version GT ajoute l’intégration Apple CarPlay sans fil, tout en proposant une sellerie de cuir noir ou blanc.

Jugé trop petit, le Mazda CX-3 n’a jamais connu de succès aux États-Unis, contrairement au Canada où il s’est avéré populaire. Toutefois, le constructeur peut remercier les consommateurs québécois pour le bon résultat de ses ventes. En 2019, presque 5 000 unités ont été livrées dans la Belle Province, soit près de la moitié des 10 850 ventes enregistrées au Canada. Ce multisegment réduit attire donc plus d’acheteurs dans la région du pays qui semble mieux apprécier le plaisir de conduite. Si vous êtes à la recherche d’un véhicule pour transporter les enfants, il existe toutefois de meilleurs choix.

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