Rolls-Royce Phantom - Comme une horloge Suisse

Publié le 1er janvier 2020 dans 2021 par Louis-Philippe Dubé

La Phantom de Rolls-Royce est un symbole d'opulence ultime sur quatre roues et l’une des plus grandes créations de la marque britannique. Introduite en 1925 en tant que porte-étendard, sa huitième et actuelle génération a fait ses débuts en 2017. Et avec un V12 logé sous son gigantesque capot, des centaines de livres d’insonorisation, des accessoires pour frigorifier le champagne et des boiseries exotiques… son régime n’est pas minceur. Si une sportive svelte et agile peut obtenir l’appellation Superleggera, la Phantom, elle, porterait plutôt la désignation Superpesante. Peu importe, cette Rolls-Royce ne fait absolument aucun compromis.

Une motorisation dans la cour des grandes

La Phantom est servie en deux physiques, la Phantom SWB (short wheel base) et la Phantom allongée EWB (extended wheel base). Étendue de tout son long, la version EWB est plus longue qu’un Ford F-150 à cabine double équipé d’une caisse de huit pieds. Sur la balance, l’aiguille atteint 2 610 kg pour la version courte et 2 660 kg pour sa sœur allongée, les lois de la physique requièrent donc une mécanique particulière pour les motiver. Et quoi de mieux qu’une bonne douzaine de cylindres flanqués de deux turbocompresseurs ?

Avec une cylindrée de 6,75 litres, cette mécanique déploie 563 chevaux et 664 lb-pi de couple, mariée à une boîte automatique ZF à huit rapports. L’usine de chevaux qui vit sous le gigantesque capot permet à la Phantom de prendre la poudre d’escampette de 0 à 100 km/h en 5,3 secondes pour la petite voiture et de 5,4 secondes pour celle à empattement plus long. Vous l’aurez deviné, avec une consommation urbaine de 20 L/100 km, il ne faut pas avoir peur de débourser à la pompe.

Calibrée pour les chauffeurs… et les passagers qui aiment conduire

Le constructeur est conscient que de plus en plus d’acheteurs de Rolls-Royce conduisent eux-mêmes leur voiture, donc la conduite ne doit pas se limiter à la douceur. La structure toute en aluminium, la suspension pneumatique et les quatre roues directionnelles améliorent l’agrément et l'agilité. Mais la vocation « Tapis Magique » de la Phantom demeure, et cette suspension pneumatique autonivelante calcule et calibre les accélérations avec l’aide d’un système de caméra intégré dans le pare-brise, le tout dans le but de contrecarrer les effets du monde extérieur de manière proactive plutôt que réactive avant même qu’ils se produisent, et ce, jusqu'à une vitesse de 100 km/h.

Une série de systèmes d’aide à la conduite font office de défenses pour ce yacht routier, comme la vision nocturne et toutes les alertes de collision frontale et transversale que l’on retrouve, de nos jours, dans les véhicules modernes.

Habitacle fastueusement détaillé, un catalogue d’options quasi illimité

Chaque véhicule Rolls-Royce porte l’horloge analogique traditionnelle au haut de la planche de bord. Et celle-ci est caractérisée comme étant « l’objet qui fait le plus de bruit dans l’habitacle d’une Phantom ». Inutile donc de préciser que cet habitacle fournit un silence assourdissant. Le havre de paix se garnit d’une variété de selleries, comme des sièges lounge ou des sièges individuels séparés par une console.

Une fois bien assis, les passagers peuvent profiter d’une multitude de caractéristiques que l’on retrouve rarement dans une voiture de production. Des moniteurs cachés derrière les panneaux de bois à l'arrière des sièges avant, déployés par la simple pression d'un bouton, une console centrale arrière fixe qui incorpore une armoire à boissons (avec des verres à whisky et une carafe), des flûtes à champagne et une glacière, entre autres.

Ensuite vient la personnalisation. On a droit à des options comme un emblème-statuette Spirit of Ecstasy, plaquée or ou en fibre de carbone, tout au bout du capot pour 11 000 $. Vous désirez avoir le logo Rolls-Royce brodé dans les appuie-têtes? Il faudra débourser 2 000 $. Une paire de parapluies pour 1 584 $? Pourquoi pas. Et si vous ne trouvez pas chaussure à votre pied, Rolls-Royce porte une oreille particulièrement attentive aux vœux et désirs de ses clients. The sky is the limit, comme le dit si bien l’adage. Finalement, la Phantom n'est pas invisible comme pourrait le sous-entendre son nom, elle représente le symbole de l’opulence et de la vision pléthorique de l’automobile.

Un peu plus de 600 000 dollars sont nécessaires pour faire l’acquisition d’une Phantom. Ce montant peut être échangé contre plusieurs grandes voitures de luxe, ou même une ou deux maisons… mais la réalité c'est que la clientèle sélecte de Rolls-Royce ne s’en fait pas une miette. Et ceci simplifie la tâche du constructeur en quelque sorte. La concurrence n'est pas une menace parce que les clients n’ont pas à choisir entre une Rolls Royce et une Bentley, ils achètent les deux et l’affaire est ketchup.

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