Nissan Pathfinder - Une année de plus...encore !

Publié le 1er janvier 2020 dans 2021 par Antoine Joubert

Il suffit de jeter un œil à la longue liste de véhicules concurrents du Pathfinder pour rapidement réaliser que Nissan n’est carrément plus dans le coup avec ce VUS. Vous pouvez d’ailleurs consulter, dans ce même ouvrage, un match comparatif mettant en vedette les six véhicules que l’équipe considère comme étant les meilleurs du segment, et où Nissan brille par son absence. Il faut dire qu’après le Dodge Durango, le Pathfinder est le produit le plus âgé de tous les VUS intermédiaires à trois rangées de sièges, offerts par l’industrie. Un produit qui en est à sa neuvième année de commercialisation sans changement majeur, signe que Nissan a tout simplement trop tardé à le renouveler.

Bien sûr, l’arrivée d’une nouvelle génération aura lieu dans la prochaine année, vraisemblablement comme modèle 2022. Nissan nous promet alors un produit plus costaud, plus joli et surtout, plus à jour sur le plan technologique. Or, d’ici là, le constructeur nippon ne misera que sur un élément pour écouler les larges inventaires de Pathfinder qui cherchent preneur : un prix attrayant. Alors oui, Nissan propose son Pathfinder à un prix bien en deçà de celui de ses rivaux. De 3 000 $ à 5 000 $ pour un produit à équipement équivalent, ce qui peut le rendre intéressant. Et bien qu’il soit littéralement désuet sur le plan technique, il n’est pas pour autant dépourvu de qualités.

D’abord, un mot sur sa carrosserie pour mentionner qu’elle manque sérieusement de caractère, surtout en le comparant du Dodge Durango, qui date de 2011. Notamment, l’impression de sa partie arrière affaissée qui ne contribue certainement pas à séduire les acheteurs en quête de cette « anti-fourgonnette ». C'est la raison pour laquelle Nissan a eu l’idée, en 2019, de proposer l’ensemble Rock Creek, disponible sur les modèles SV et SL. Grosso modo, un habillage plus aventurier comportant pourtours d’ailes, plaques de soubassement et garnitures peintes en noir ce qui, en fin de compte, donne l’impression d’une Laura Cadieux qui se mettrait au jogging.

Espace et polyvalence

Si certains acheteurs de ce genre de véhicules sont également en quête d’une image, d’autres recherchent, d’abord et avant tout, la polyvalence. Et bien qu’on puisse attribuer bien des reproches au Pathfinder, difficile de ne pas souligner l’espace intérieur, les commodités et la modularité des sièges. On accède donc très facilement à la troisième rangée grâce à une banquette centrale qui se replie et qui coulisse en un tournemain, et ce, même si un siège d’appoint pour enfant y est fixé. Un système ingénieux et pratique, qui facilite la vie des parents. Sans être aussi spacieux qu’une fourgonnette, le VUS de Nissan propose tout de même beaucoup de place à la rangée médiane, ainsi que l’avantage d’un impressionnant volume cargo. Un compartiment de rangement se loge également sous le plancher de l’espace utilitaire, évitant ainsi à certains objets de se balader dans le coffre. Le conducteur profite pour sa part d’un siège confortable et d’une bonne position de conduite, étant néanmoins gêné par l’épaisseur considérable des piliers A, ce qui réduit la visibilité. Face au conducteur, on retrouve une planche de bord dont le design est dépassé, et dont la finition n’impressionne guère. Ajoutons également que la présentation graphique de l’écran central tactile commence elle aussi à dater, et que l’incontournable application Apple CarPlay/AndroidAuto y est absente.

Équipé d’un moteur V6 fiable et éprouvé, le Pathfinder fait hélas appel à une boîte automatique à variation continue, dont la fiabilité est très inégale. Il s’agit d’ailleurs du seul véhicule de ce segment à faire appel à ce type de boîte, qui transmet un effet d’élasticité désagréable, surtout dans l’exercice du remorquage. D’ailleurs, il faut savoir que Nissan se démarque sur ce point, affichant une capacité maximale de 6 000 lb, supérieure à la moyenne. Un exercice que le Pathfinder effectue avec brio, mais non pas sans un affaissement considérable du train arrière. Plutôt ennuyant à conduire, le Pathfinder pèche par un train avant léger ainsi que par une direction aussi imprécise que surassistée. En plus, bien qu’il soit équipé d’une multitude de dispositifs de sécurité, ceux-ci sont parfois très intrusifs, notamment en ce qui concerne le freinage d’urgence dit intelligent. Et si jadis, il se démarquait par sa faible consommation de carburant, sachez qu’il se situe aujourd’hui dans la moyenne du segment. Alors voilà, Nissan a étiré la sauce trop longtemps. Au point où même l’argument du prix commence à battre de l’aile, comme en témoignent les chiffres de vente qui étaient, en 2019, trois fois inférieurs à ceux du Toyota Highlander, alors lui aussi vieillissant. Morale de l’histoire, vaut mieux passer à un autre appel. Parce qu’en attendant la cinquième génération du Pathfinder, la compétition a tout simplement mieux à offrir.

Feu vert

Feu rouge

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