Audi A3, la petite familiale de luxe

Publié le 8 février 2008 dans 2008 par Sylvain Raymond

Introduite au Canada en 2006, l’Audi A3 nous apparaissait comme une petite sportive de luxe, s'inscrivant dans la lignée des populaires modèles de ce type vendus en Europe. Si certains croyaient que l’A3 deviendrait un modèle d'entrée de gamme chez Audi et qu'elle attirerait une nouvelle clientèle, il semble que ce ne soit pas le constat que l'on tire quelques années plus tard. L’A3 n'est pas véritablement abordable et elle paraît surtout s'attirer la faveur d'acheteurs déjà vendus à la marque.

La plus accessible, l’A3 2.0T, qui est également le premier modèle introduit, propose un moteur quatre cylindres suralimenté de 2,0 litres développant 200 chevaux à 5 100 tr/min pour un couple de 207 lb-pi à 1 800 tr/min. Cette traction avant reçoit une boîte manuelle à six rapports de série. Si on reprochait à l'époque à Audi ne pas offrir de rouage intégral, le constructeur aura tôt fait de nous corriger en introduisant l’A3 3.2, une version plus puissante, dotée du moteur de l’Audi TT, soit un V6 de 3,2 litres déployant 250 chevaux et un couple de 236 lb-pi.

Beaucoup plus dispendieuse, on joue ici dans la fourchette de prix de l’A4, cette version fait passer l’A3 de petite sportive à véritable bolide. Cette motorisation est bien appuyée par le rouage intégral Quattro, l'un des plus efficaces sur le marché, ainsi que par une boîte DSG, optionnelle dans l’A3 2.0T. Même si je suis un grand fervent des boîtes manuelles lorsqu'on parle de sportives, la DSG représente probablement le seul compris que je serais prêt à accepter. Cette dernière combine les avantages d'une boîte manuelle à six rapports avec les qualités d'une transmission automatique moderne. C'est en fait une boîte manuelle sans embrayage (deux embrayages sont contrôlés électroniquement), dont les rapports peuvent être changés automatiquement ou manuellement par le biais de palettes situées derrière le volant.

Sportive et pratique

Audi est allé piger chez Volkswagen pour le choix de la plate-forme de l’A3. Elle hérite donc de la même plate-forme que la GTI et la Jetta de dernière génération, mais quelque peu allongée dans le cas de l’A3. On doit avouer que le style de l’A3 n'est pas piqué des vers, surtout avec l'ensemble S Line qui ajoute quelques éléments rehaussant sa sportivité. L’A3 n'a rien des familiales banales et c'est sans doute cet élément qui fait craquer nombre d'acheteurs. Lorsqu'une familiale à cinq portes fait rêver certains amateurs de sportivité, on peut dire « mission accomplie » chez Audi.

Difficile de faire des reproches quant à l'aménagement intérieur. On remarque rapidement le souci de qualité propre à Audi, alors que les matériaux utilisés enrichissent l'habitacle, et ce, même dans la version de base. L'instrumentation est bien visible et les nombreuses commandes demeurent simples et ergonomiques. En soirée, on a le sentiment d'être dans une cabine de pilotage d'avion puisqu'une panoplie d'éléments s’illuminent d'un rétroéclairage rouge. Du reste, on retrouve divers éléments rehaussant la sportivité de la voiture, dont plusieurs sont inspirés de la TT.

Grâce à sa vocation familiale, l’A3 n'est pas uniquement agréable à conduire, elle est aussi pratique. Elle possède un espace de chargement généreux, apporté par sa configuration. Les sièges avant et arrière sont confortables, cependant, la ligne du toit plongeante réduit le dégagement à la tête. 

Sur la route, l’A3 offre un comportement axé sur le plaisir de conduire. Nerveuse et agile, elle enfile les virages avec aise alors que sa suspension minimise efficacement tout transfert de poids. Le quatre cylindres suralimenté représente un choix plus abordable et surtout plus économique, même s'il faut le nourrir à l'essence super. Un poids plus léger dote la voiture d'un comportement plus équilibré tout en fournissant de dignes performances. C'est principalement son couple disponible à bas régime qui surprend. De son côté, le six cylindres ajoute un peu plus de pep à la voiture, mais le gain de poids apporté par ce moteur, avec celui du rouage intégral, masque quelque peu ces chevaux supplémentaires. C'est l'hiver venu que l'on appréciera l'efficacité du légendaire rouage intégral Quattro de Audi qui donne un argument supplémentaire à l’A3.

Une petite merveille, cette boîte DSG

Si la boîte manuelle de l’A3 2.0T demeure un excellent choix, on sera charmé la technologie que nous offre la DSG. Cette boîte séquentielle est selon moi le meilleur compromis puisqu'en zone de congestion, vous pouvez éviter les désagréments de l'embrayage, alors que le temps venu, son mode manuel qui inclut les palonniers derrière le volant, vous permettra d'exploiter pleinement le potentiel de la voiture. De plus, la boîte présélectionne automatiquement le rapport suivant, ce qui se traduit par des changements de vitesse tout aussi rapides qu'un pilote expérimenté pourrait le faire.

Il faut l'avouer, l’A3 n'a rien d'une Audi abordable. Une fois que ce constat est accepté et qu'on analyse l’auto pour ce qu'elle est, on apprend à l'aimer à sa juste valeur. Elle combine magnifiquement plusieurs éléments intéressants, soit un style accrocheur, une conduite dynamique et de l'espace pour toute la famille. Voilà une voiture qui rehausse l'expérience d'une familiale !

Feu vert

Comportement sportif,
finition impeccable, habitacle pratique,
bon choix de moteur

Feu rouge

Prix élevé, options coûteuses,
suspension ferme (pour certains),
rouage intégral non offert dans 2.0T

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