Volvo XC90 - Un choix princier

Publié le 1er janvier 2022 dans 2022 par Luc Gagné

Fin 2002, un nouveau type de véhicule fait son apparition chez les concessionnaires Volvo : le XC90, leur premier camion léger. Ils en livrent alors 67, mais l’année suivante, cette nouveauté séduit 2 383 Canadiens. Volvo souhaite accaparer une part du créneau naissant des VUS de luxe. Ça semble prometteur.

Il faut se souvenir que depuis 1997, Mercedes engrange des ventes avec son ML, vedette du Parc jurassique. C’est sans compter Lexus et BMW qui lancent, l’année suivante, les RX et X5, sans oublier Porsche, qui livre ses premiers Cayenne en 2003, au grand dam des puristes de la marque. Le VUS est devenu omnipotent.

Dans cette mouvance, il faut tout de même attendre le 13 juin 2015 pour voir le XC90 recevoir ses lettres de noblesse. Ce jour-là, une trentaine de ces utilitaires servent au mariage du Prince Carl Philip Bernadotte de la famille royale suédoise. Le petit village champêtre, où l’union est célébrée, devient le décor idéal pour éclipser la somptueuse berline S90 et faire de l’utilitaire le nouveau porte-étendard de Volvo.

En attendant une nouveauté

Aujourd’hui, le XC90 de seconde génération poursuit sur sa lancée. Il se maintient dans son créneau, mais des rumeurs annoncent un remplacement imminent. Quand ? Une source chez Volvo Canada nous a répondu de manière laconique : « Le directeur de produit m’apprend que le XC90 2022 ne sera pas tout nouveau. Je crois que cela signifie que le modèle 2023 le sera, mais, évidemment, je ne peux rien confirmer ! »

Voilà qui explique le statu quo de cette année. La carrosserie ne change pas. Une mise à jour de mi-parcours, en 2020, lui avait donné une calandre concave, des brancards intégrés au toit, de même qu’une série de nouvelles roues en alliage de 18 à 22 pouces. Mais, l’allure classique du véhicule était demeurée intacte, tout comme les DEL diurnes modelées à la façon du marteau de Thor, un design inédit de Volvo.

L’habitacle aussi avait conservé l’aménagement sobre et moderne qu’il avait lors de son dévoilement initial. À l’époque, l’écran de 12,3 pouces affichant les cadrans derrière le volant paraissait cool et l’écran tactile vertical de 9 pouces, au centre du tableau de bord, semblait géant. Mais rapidement, le premier est devenu commun dans ce créneau, alors que le second paraît désormais tout petit à côté de ceux que l’on trouve dans certains modèles rivaux. Au moins, l’écran tactile du Volvo demeure bien intégré au design du tableau de bord, ce qui n’est pas commun à ces derniers.

L’intérieur à 6 ou 7 places se démarque toujours par sa finition impeccable et par la qualité des matériaux employés pour habiller les sièges et garnir le tableau de bord (noyer, bois cendré, fibre de carbone, etc.). Dans la version Recharge Inscription, la plus cossue du lot, le pommeau du levier de vitesse en Orrefors (du cristal de Suède) impressionne à coup sûr. Par contre, le mode de fonctionnement séquentiel de la boîte automatique ne fait pas l’unanimité, contrairement au confort des sièges baquets et au côté pratique du vaste habitacle transformable.

Trois moteurs, trois niveaux de puissance

Trois moteurs à 4 cylindres de 2 litres figurent au catalogue. Tous suralimentés, ils offrent autant de niveaux différents de puissance. Le T5 turbo d’entrée de gamme se contente de 250 chevaux, alors que le T6 à compresseur et turbocompresseur en livre 66 de plus aux versions de gamme moyenne et haut de gamme. Ils représentent les choix d’environ 75 % des acheteurs.

Les autres optent pour celui que l’on surnommait T8. On parle désormais du Recharge. Il s’agit de l’appellation des véhicules électrifiés de la marque, qu’ils soient électriques ou hybrides. C’est comme mélanger les pommes et les oranges, mais bon...

Le XC90 Recharge jumelle une variante du T6 à des moteurs électriques alimentés par une batterie de 11,6 kWh pour obtenir une puissance nette de 400 chevaux. À cela s’ajoutent une boîte automatique à 8 rapports et une transmission intégrale, comme pour tous les autres XC90. Le Recharge est naturellement le moins gourmand, du moins si l’on se fie à la consommation moyenne de 8,8 L/100 km attribuée par ÉnerGuide. Il accomplit aussi le 0 à 100 km/h le plus rapide, en 5,6 secondes, et peut atteindre 125 km/h en propulsion 100% électrique. Des performances louables pour un mastodonte de deux tonnes.

Évidemment, à 125 km/h, cet utilitaire aura tôt fait d’épuiser la charge de sa petite batterie qui, avec plus de retenue, lui permettrait de parcourir 29 kilomètres, selon le constructeur. C’est mieux qu’un Cayenne E-Hybride (21 km), mais moins attrayant qu’un X5 xDrive45e (50 km) ou un Aviator Grand Touring (34 km). La prochaine génération de XC90 fera sûrement mieux. Certaines rumeurs évoquent même une version électrique. Mais, cela non plus, notre source n’a pu le confirmer !

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