McLaren GT - Panthère domestique

Publié le 1er janvier 2022 dans 2022 par Louis-Philippe Dubé

Jusqu’à tout dernièrement, une McLaren était une voiture de course adaptée de peine et de misère pour la conduite de tous les jours, et qui venait avec son lot d’inconvénients en matière de confort et d’habitabilité. Mais ces carences restent à la base du charme unique d’une voiture assemblée par un petit constructeur à l’âme compétitive. Dans le but de rejoindre davantage d’adeptes sans devoir se « rabaisser » à la conception d’un VUS, McLaren a créé la GT en 2019, une voiture qui veut englober tout le caractère dévergondé d’une McLaren dans un ensemble plus docile et civilisé. Par définition, une GT doit parfaitement équilibrer la grande puissance, le confort et l’espace pour les longues distances. Et elle doit le faire tout en style. Néanmoins, considérant que l’appellation GT s’apprête à plusieurs sauces dans le monde automobile moderne, il y a toujours place à l'interprétation.

Avec l’arrivée de l’Artura, qui est animée par une motorisation hybride composée d’un V6 et d’un moteur électrique, la GT devient le modèle d’entrée de gamme de la famille. Elle laisse McLaren profiter de la flexibilité du terme GT, en plus de donner l’opportunité aux adeptes de profiter d’une motorisation V8 turbocompressée – un péché mignon éphémère dans le contexte automobile actuel.

Des performances à saveur unique

Dans le but de satisfaire la toute première exigence d’une sportive de grand tourisme au sens propre, la McLaren GT est animée par une motorisation V8 de 4 litres turbocompressée qui développe 612 chevaux et 465 lb-pi de couple. Ce moteur est associé à une boite automatique à sept rapports et double embrayage. Même si cette cylindrée s’apparente à celle que l’on retrouve dans la 720S, elle a reçu des modifications internes et une paire de turbocompresseurs plus petits qui se traduisent par des prestations plus raffinées. Les changements de vitesse s’effectuent avec une précision chirurgicale grâce aux palettes montées au volant.

La GT est construite sur la plateforme en fibre de carbone MonoCell II-T de McLaren, lui donnant la rigidité et la légèreté qui caractérisent plusieurs modèles McLaren assemblés sur la plateforme MonoCell II, mais avec la lettre « T » (qui signifie Touring). Cette touche finale apporte des modifications spécifiques au modèle, et de pair avec un débattement allongé des suspensions, la GT offre une tenue de route moins ferme. Fidèle au constructeur, la capacité de freinage est vertigineuse malgré le poids plume de la GT. Ce freinage est exécuté grâce à des disques de 367 mm à l’avant pincés par des étriers de quatre pistons à l’avant comme à l’arrière.

La plus GT des McLaren

Comparativement à ses sœurs d’armes, la McLaren GT a rehaussé la finition intérieure pour remplir sa deuxième condition, soit mettre les passagers à l’aise sans toutefois perdre l’aspect compétition signé McLaren. Avec des assises plus confortables, des matériaux invitants et des technologies embarquées, la GT veut servir son conducteur et son passager sur de plus longues distances. Or, elle a conservé l’écran tactile redoutablement peu intuitif qui équipe les autres modèles de la famille.

La McLaren GT déploie un volume de chargement total de 570 litres divisé en deux compartiments. Le premier est celui que l’on connait bien chez le constructeur britannique, soit le coffre avant qui peut contenir 150 litres. Le second espace de chargement est disposé entre les sièges et l’arrière de la voiture, coincé entre la chaleur du moteur et les rayons du soleil. Un total de 420 litres y sont disponibles. C’est assez pour des bâtons de golf, mais également des bagages additionnels pour parcourir de plus longues distances – une autre caractéristique d’une GT en bonne et due forme. Si une 720S (ou toute autre créature sortie des écuries du constructeur) n’est pas faite pour la vie de tous les jours, la McLaren GT est légèrement plus apte au quotidien, bien qu’elle remplisse de manière très sommaire les qualités d’une GT.

Pendant que nous mêlons les cartes, la Chevrolet Corvette n’a jamais été considérée comme une GT, principalement à cause de son manque de raffinement. Par contre, dans sa nouvelle génération C8, son moteur central, son confort rehaussé et ses commodités intérieures peuvent en convaincre plus d’un. En plus, elle boucle le sprint de 0 à 100 km/h en approximativement 3,5 secondes, une demi-seconde de plus que la McLaren GT. Certes, passé 100 km/h, la GT prend (de loin) les devants…

Or, même si vous pouvez acquérir quelques C8 pour le prix d’une seule GT, il y a un gros bémol : l’exclusivité. Et cette qualité, c’est irremplaçable chez McLaren!

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Feu rouge

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