Volkswagen Taos - Faire oublier la Golf

Publié le 1er janvier 2022 dans 2022 par Julien Amado

Il n’est jamais facile de succéder à un véhicule emblématique. Une mission qui peut s’avérer d’autant plus périlleuse quand il s’agit de remplacer la Golf. En effet, Volkswagen a décidé d’éliminer sa voiture la plus célèbre, du moins dans ses versions « normales ». Les seules compactes à hayon conservées par le constructeur allemand étant les modèles sportifs GTI et R. Mais pour les clients qui espéraient remplacer leur Golf actuelle par un modèle de huitième génération, c’est désormais du côté du Taos qu’il faudra regarder…si vous souhaitez rester chez Volkswagen.

Alors qu’il aurait été possible de faire cohabiter deux Tiguan de taille différente comme en Europe, Volkswagen a finalement décidé d’apporter une variante inédite chez nous. Un VUS sous-compact qui conserve tout de même des mensurations plutôt généreuses pour la catégorie, à la manière d’un Kia Seltos dont c’est également la force.

Adapté aux familles

Présenté comme un modèle sous-compact, sa longueur le rapproche de certains VUS compacts puisqu’il ne mesure que 8 cm de moins qu’un Mazda CX-5. Face à ses rivaux directs, on constate qu’il surpasse la majorité, à l’image du Hyundai Kona, du Mazda CX-30 et même du Kia Seltos. Il n’y a que le Subaru Crosstrek qui le dépasse de quelques millimètres en longueur totale.

En revanche, le Taos écrase littéralement la concurrence en ce qui a trait au volume de chargement. Lorsque la banquette arrière est utilisée, la contenance maximale s’élève à 790 litres. Il s’agit tout simplement du plus gros coffre de la catégorie. Le Subaru Crosstrek (588 L), le Hyundai Kona (544 L), le Mazda CX-30 (572 L) et le Chevrolet Traiblazer (716 L) ne peuvent pas rivaliser. Même le Kia Seltos, qui caracolait en tête jusqu’à maintenant (752 L), doit s’avouer vaincu. Dommage que ces chiffres flatteurs rentrent quelque peu dans le rang dans la version à rouage intégral. Avec 705 litres, soit 85 de moins que le modèle à traction, le volume utile du Taos AWD baisse notablement.

Sachant que la version à quatre roues motrices sera certainement la plus vendue au Québec, la majorité des acheteurs québécois devront composer avec ce volume réduit, bien qu'il demeure dans le haut du classement.

Dans l’habitacle, on retrouve un design classique typique des Volkswagen actuelles. Même chose pour les trois commandes rotatives, en tout point identiques à celles d’un Tiguan ou d’un Atlas. Face au conducteur, les traditionnelles aiguilles laissent leur place à un cockpit virtuel, livré dans tous les modèles sans surcoût. Malgré cette dose de technologie franchement appréciée, on reste sur notre appétit quant aux matériaux utilisés. En effet, les plastiques durs et foncés sont très présents à l’intérieur. Sachez que le Taos est également livré de série avec des phares à DEL, des jantes en alliage de 17 pouces, des sièges avant chauffants et un intérieur bicolore (noir/gris).

Un seul moteur et un prix élevé

Alors que la majorité de ses concurrents proposent plusieurs mécaniques, Volkswagen a fait le choix d’une seule motorisation pour le Taos. Il s’agit d’un 4 cylindres turbo de 1,5 litre, dérivé du bloc 1,4 litre qui équipe actuellement la Jetta. Dans cette configuration, il développe 158 chevaux et 184 lb-pi de couple. Puisqu’il s’agit tout de même d’une nouvelle motorisation, nous nous devons de mettre un bémol quant à la fiabilité à long terme. Nous devrons laisser vieillir cette mécanique avant de pouvoir la recommander les yeux fermés. Le bloc peut être jumelé à deux transmissions différentes. Les modèles à traction reçoivent une automatique conventionnelle à 8 rapports, tandis que les Taos AWD sont équipés d’une boîte à double embrayage (DSG) comptant 7 rapports. Au cours de notre essai d’une version dotée du système 4Motion, nous avons remarqué une certaine lenteur au démarrage de la boîte DSG. Elle entachait quelque peu l’expérience à son volant.

Les performances annoncées sont conformes à ce que propose la concurrence, du moins dans les versions d’entrée et de milieu de gamme. Bien que la cavalerie soit relativement restreinte et qu’aucun moteur plus puissant ne soit offert en option, nous avons tout de même apprécié le couple généreux de la petite cylindrée. Cela dit, ce manque de diversité mécanique pourrait jouer des tours au Taos face à ses concurrents. À titre d’exemple, le 2,5 litres du Subaru Crosstrek développe 182 chevaux, le 2,5 litres atmosphérique du CX-30 revendique 186 chevaux et le duo Hyundai Kona et Kia Seltos dispose de 175 chevaux.

D’autre part, un Taos Highline, au sommet de la gamme, débute à 36 695 $, un tarif trop élevé. Surtout quand on constate que son rapport poids/puissance se rapproche de celui d’un Chevrolet Trailblazer à moteur 1,3 litre, alors que son prix équivaut à celui d’un Mazda CX-30 GT turbo, dont la puissance culmine à 250 chevaux lorsqu’il est alimenté avec de l’essence super…

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