Mazda CX-9 - Athlète spécialisé en manque de polyvalence

Publié le 1er janvier 2022 dans 2022 par Guillaume Rivard

Les compagnies automobiles qui proposent des VUS intermédiaires à trois rangées doivent répondre aux besoins variés des familles. Fidèle à elle-même, Mazda a voulu se démarquer du lot avec un CX-9 qui mise sur un design affirmé et une conduite dynamique. Est-ce la bonne stratégie? C’est discutable. Néanmoins, dans un monde où les utilitaires sont légion, on ne pourrait imaginer que tous se ressemblent et remplissent les mêmes fonctions, pas vrai?

Bien qu’il entame sa septième année sur le marché, le Mazda CX-9 actuel demeure un véhicule attrayant, compétent et satisfaisant à sa manière. Des rides, il n’en a tout simplement pas. Vrai, il se fait éclipser par plusieurs concurrents en ce qui a attrait aux ventes, mais on peut en dire autant du Kia Telluride qui, pourtant, est acclamé par pratiquement l’ensemble des médias automobiles.

L’agrément de conduite d’abord

Même si l'on a une famille qui nécessite trois rangées de sièges, on a le droit de vouloir éprouver certaines sensations au volant. Autrement, il n’y aurait que des fourgonnettes sur la route! Donc, parmi les consommateurs qui se tournent vers ce genre de VUS, quelques-uns sont encore à la recherche d’une conduite qui se rapproche de celle d’une voiture. À cet égard, aucun compétiteur ne fait mieux que le CX-9.

Le centre de gravité est bas, la direction s’avère aussi communicative que dans les autres modèles de la marque et la suspension permet de belles manœuvres dans les transitions latérales, tout en préservant un roulement doux et silencieux. Précisons aussi que le rouage intégral i-ACTIV est inclus de série et fait du bon boulot. L’expérience de conduite est rehaussée par un poste de pilotage bien pensé et une visibilité somme toute adéquate (un peu moins à l’arrière). Le freinage est correct, aidé par le fait que le CX-9 est le VUS le plus léger de sa catégorie, en revanche une meilleure réponse de la pédale serait souhaitable.

Parlant de légèreté, ce n’est pas un V6 que l’on retrouve sous le capot du grand Mazda, comme la majorité des concurrents, mais plutôt un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,5 litres. Ce qu’il perd en puissance (227 chevaux avec de l’essence ordinaire, 250 avec de l’essence super), il le compense amplement par un couple robuste (310 ou 320 lb-pi selon le carburant utilisé), qu’on apprécie bien à bas régime.

La boîte automatique qui accompagne ce moteur turbo n’a pas changé. Elle compte six rapports à une époque où plusieurs rivaux sont passés à huit ou même à dix rapports. Quoi qu’il en soit, cette boîte sait sur quel pied danser et elle maintient la consommation d’essence du CX-9 parmi les plus basses du segment. En revanche, on ne retrouve pas tout à fait la douceur d’un V6. De plus, un inconvénient qui peut dissuader les familles est la capacité de remorquage limitée à 3 500 livres. Si vous avez une grosse roulotte à tirer, vous serez mieux servi par les nombreux VUS capables de remorquer jusqu’à 5 000 livres, voire plus.

Moins pratique

Aussi chic et raffiné que soit l’habitacle du Mazda CX-9, ses places de troisième rangée demeurent assez restreintes et son coffre ne peut engloutir que 407 L (ou 2 017 L quand on rabat tous les dossiers arrière). Ce n’est donc pas juste le véhicule qui est léger : les passagers arrière doivent idéalement être de jeunes enfants et les bagages, peu volumineux. Puis, en repliant les sièges, d’autres compromis s’imposent. Par exemple, dans le modèle à six places avec une console centrale à la deuxième rangée, la surface de chargement n’inspire guère confiance pour transporter un téléviseur de 65 pouces chez le réparateur. Je sais de quoi je parle… et j’ai préféré utiliser un Subaru Crosstrek à la place!

Revenons à l’avant où le CX-9 s’est modernisé en cours d’année 2021 avec un écran central de 10,25 pouces doté de la nouvelle interface du système d'infodivertissement Mazda Connect, comme dans les Mazda3 et CX-30. Voilà un vent de fraîcheur apprécié dans un modèle en fin de génération. Toutefois, le système manque de convivialité par rapport à ce que l’on voit ailleurs. Bien sûr, vous avez Android Auto et Apple CarPlay, mais il y aurait moyen de faire plus simple. Bravo tout de même pour l’ajout des services Mazda Connected, qui permettent une surveillance et un contrôle à distance par le biais d’un téléphone.

En somme, le Mazda CX-9 plaît aux conducteurs et aux familles qui ont bien calculé leurs besoins. Pour plus de flexibilité, de polyvalence et de meilleures capacités de transport/remorquage, optez pour un rival américain ou coréen, ou alors pour le vénérable Honda Pilot. Pas pressé de changer de VUS? Attendez peut-être la nouvelle génération du CX-9, qui semble en voie d’adopter une nouvelle architecture dite pour grands véhicules et une motorisation à six cylindres en ligne. Ça promet!

Feu vert

Feu rouge

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