BMW 335is 2011, le retour de la désignation "s"

Publié le 24 janvier 2010 dans Premiers contacts par Gabriel Gélinas

Estoril, Portugal- Dans le langage de BMW, le retour de la désignation « s », avec les nouveaux coupé et cabriolet 335is, s’inscrit dans la démarche d’un « LCI » pour « Life Cycle Impulse », histoire de ré-actualiser la Série 3. Ces deux modèles, qui mettent l’accent sur les performances, seront exclusifs au marché nord-américain et c’est le cabriolet qui sera disponible en premier au mois d’avril 2010, suivi du coupé en juin 2010. BMW Canada n’a pu confirmer le prix de ces nouvelles variantes de la Série 3 en dollars canadiens, mais les prix américains sont déjà établis : 50,525 dollars pour le coupé 335is et 59,075 dollars pour le cabriolet, ce qui nous donne une bonne indication de ce qui nous attend à ce sujet.

Coté style, les 335is se distinguent par l’adoption d’un nouveau capot et d’une partie avant redessinée intégrant une calandre plus basse et plus large à deux naseaux de couleur noire ainsi que de nouveaux phares avec couronnes LED. À l’arrière, les feux reprennent la technologie LED, les échappements reçoivent le traitement de chrome noir, et un diffuseur fonctionnel a été intégré. L’habitacle reçoit le traitement M Sport avec un volant plus épais, un pédalier comportant un repose-pied, et des cadrans de couleur gris pâle avec aiguilles blanches. Deux boîtes sont au programme : la manuelle à six vitesses et la boîte à double embrayage à sept rapports DCT (Dual-Clutch Transmission) dont les commandes au volant ont été revues. En effet, BMW a finalement décidé d’abandonner son dispositif où le conducteur tirait sur l’un ou l’autre des deux paliers pour monter les rapport et poussait sur l’un ou l’autre de ces mêmes paliers pour commander le rétrogradage au profit de la disposition adoptée presque universellement par la concurrence, soit celle où le palier de droite commande la montée des rapports et celui de gauche le rétrogradage. La boîte DCT comporte également la fonction « Launch Control » permettant une performance optimisée pour le départ arrêté suivi d’un sprint plus efficace au décollage.

320 chevaux et jusqu’à 370 livres-pied de couple

Le moteur retenu est le N54, soit le six cylindres en ligne de 3,0 litres avec doubles turbocompresseurs dont la puissance à été portée à 320 chevaux, le couple maximal se chiffrant à 332 livres-pied avec une fonction « overboost » permettant au couple d’atteindre 370 livres-pied pendant sept secondes. Une attention particulière à été portée au refroidissement de l’huile-moteur et du liquide de refroidissement par l’ajout de deux petits radiateurs secondaires. Il est à noter que ce même moteur se retrouvera sous le capot de la Z4, où il produira 335 chevaux, soit 15 de plus en raison d’une calibration informatique. Bref, si la 335is dispose de 320 chevaux et non pas de 335 c’est que les responsables du marketing en ont décidé ainsi afin de respecter une certaine hiérarchie au sein de la gamme. Une dernière note : le rouage intégral xDrive ne sera pas disponible sur ces modèles, ce qui complète le portrait des motorisations.

Un comportement équilibré

Sur le circuit d’Estoril, la 335is s’est avérée bien équilibrée en raison d’une répartition presque idéale des masses jumelée avec les suspensions sport qui équipent ce nouveau modèle. La livrée de la puissance et du couple est particulièrement linéaire ce qui permet de bien doser la commande des gaz en sorties de virage, la direction demeure d’une précision remarquable et il est très facile de « lire » les conditions d’adhérence de la piste par le volant plus épais, ce qu’il m’a été donné de constater lors d’une première série de tours parcourus sur un circuit rendu glissant par la pluie qui s’était abattue au cours de la nuit. Ces premiers tours de piste ont été effectués au volant d’une 335is avec la boîte manuelle qui fonctionne encore et toujours comme un charme. Une deuxième série de tours réalisés au volant de la 335is à boîte à double embrayage plus tard dans la matinée sur le circuit devenu plus sec a tout simplement confirmé mes premières impressions et m’a permis de confirmer que la nouvelle (pour BMW) disposition des paliers de commande est beaucoup plus intuitive et naturelle que l’ancienne disposition retenue par le constructeur bavarois jusqu’à maintenant.

En terminant, si ces nouveaux modèles ont été conçus par BMW, c’est principalement en raison d’une demande plus forte en Amérique du Nord pour les modèles de performance de la marque comparativement à l’Europe. Si on juge par les prix en dollars américains mentionnés au début de cet article, ce sera également une belle occasion pour BMW d’exiger une somme supérieure pour le privilège de rouler à bord de modèles plus performants qui porteront la désignation « s ».

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