Si je devais n'en acheter qu'une seule...

Publié le 5 août 2022 dans Blogue par Antoine Joubert

Je possède actuellement une douzaine de voitures. Une camionnette moderne de tous les jours ainsi que des jouets. Des plus récents, mais majoritairement de vieilles voitures, qui n’ont que peu de valeur, mais qui peuvent se revendre à profit ou sans que je ne perde trop d’argent.

C’est mon plaisir. Mettre la main sur des voitures qui m’attirent, qui ont de la personnalité ou qui sont de simples curiosités. Certaines passeront plusieurs années dans mon garage en roulant quelques fois par été, d’autres ne seront miennes que pour quelques semaines, le temps qu’elles trouvent un nouveau domicile.

J’achète généralement trois ou quatre voitures par année, pour en revendre environ le même nombre. Un passe-temps qui me change du monde automobile moderne dans lequel je baigne quotidiennement, et qui me permet de me diversifier. Parce que disons-le, les nouvelles voitures qui me sont prêtées chaque semaine pour fin d’essai deviennent toutes de plus en plus communes, bien que leur prix explose.

Des voitures qui se ressemblent

Par exemple, je mets cette semaine à l’essai le Genesis GV60, 100% électrique. Un produit original, fort convaincant, voire même attrayant, mais tout de même très semblable au Kia EV6 et au Hyundai IONIQ 5 où on retrouve la même technologie et le même poste de conduite. Ainsi, si de façon individuelle, ces trois véhicules semblent bien distincts, ils procurent en revanche le même genre de sensation.

Avec le partage de plus en plus commun de composantes, avec les restrictions techniques et en raison d’une multiplication d’éléments électroniques à bord des véhicules, ceux-ci perdent en personnalité. Ajoutez également à l’équation une motorisation électrique qui amenuise souvent les sensations en ajoutant de la masse, pour un résultat qui devient hélas très générique. Entendons-nous, la quasi-totalité de ces technologies permet d’obtenir plus de performance, de sécurité, de polyvalence, tout en diminuant fortement l’empreinte écologique propre à une voiture. Or, il est de plus en plus difficile pour un passionné comme moi de trouver chaussure à son pied.

La question qui tue

Évidemment, beaucoup de gens me demandent quel serait mon choix si je devais me procurer une seule voiture. Sans voitures média à essayer chaque semaine, ce qui m’obligerait à conduire chaque jour, hiver comme été, le même véhicule. À cela, je réponds que cette voiture est en commande depuis maintenant huit mois, et qu’elle arrivera sans doute un jour. La Volkswagen Golf R. Une voiture que je chéris tout particulièrement, mais qui dans ma réalité, demeurera un jouet secondaire. Si bien sûr, je réussis à l’obtenir un jour. Parce qu’il est hors de question que j’accepte de me la procurer en surenchère chez un de ces concessionnaires qui tentent de se graisser la patte en vendant un « démo » 20 000 $ au-dessus de la facture.

Cela dit, la Golf R est une voiture que je ne conduirai pas tous les jours et qui pour certaines raisons de confort et de commodités, ne serait peut-être pas mon choix numéro un dans un tel contexte. J’opterais plutôt pour la polyvalence, le confort et le raffinement d’une voiture de luxe intermédiaire, avec rouage intégral. Une voiture pouvant composer avec tout type de conditions routières, et suffisamment spacieuse pour me permettre de dévaliser un Costco ou partir en vacances sans restriction.

Alors non, pas de VUS pour moi. Bien que je puisse apprécier leu polyvalence, ceux-ci sont à la fois trop nombreux et tous trop semblables pour qu’ils puissent m’attirer. Et puis, bien que la faible consommation de carburant ne soit pas au sommet de mes critères d’achat, je n’achèterais plus de mécaniques inutilement gourmandes. Mon choix serait donc dirigé vers une familiale à quatre roues motrices. Une Audi A6 Allroad, devant la Mercedes-Benz E450 All-Terrain ou la Volvo V90 Cross Country, qui après un départ d’un an, effectue un retour sur notre marché. Voilà le genre de voitures qui me parle. Des familiales amusantes à conduire, raffinées et confortables, capables d’offrir une belle puissance pour une consommation raisonnable et qui se débrouilleront à merveille en condition hivernale.

Évidemment, l’A6 Allroad coûte une somme considérable, mais elle vaut pour mois chaque dollar qu’elle implique. Dommage qu’elle ne soit pas offerte en version 55 TFSI E hybride rechargeable, qui pourrait constituer pour cette voiture le meilleur des mondes. Maintenant, pourquoi pas une RS 6 Avant, Saint-Graal des voitures familiales? Trop rapide, trop radicale et plus ou moins adaptée à nos routes. Une voiture fantasme, certes, mais pratiquement frustrante à conduire sur nos routes qui, avouons-le, sont loin de ressembler à des tables de billard. Et puis, il y a aussi le facteur prix. Une somme supplémentaire d’environ 60 000 $ face à l’A6 Allroad, que je ne pourrais et que je ne voudrais pas assumer.

Cela étant dit, il est loin le jour où j’accepterai de me défaire de mes vieux jouets pour ne conduire qu’une seule voiture à l’année. Cette réflexion se veut donc hypothétique et ne représente aucunement ma réalité. Or, pour tous ceux qui un jour, m’ont posé la question, vous avez maintenant la réponse.

En vidéo: notre essai de la Audi RS 6 Avant

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