Mazda MX-5 - Gauloise du village

Publié le 1er janvier 2022 dans 2023 par Germain Goyer

Si une certaine homogénéisation tend à s’installer en automobile depuis quelques années, des exceptions demeurent. Non seulement les décapotables font de plus en plus exception, mais c’est aussi le cas pour les autos s’adressant aux passionnés. Malgré tout, la Mazda MX-5 résiste à la pression et, année après année, elle continue de conquérir le cœur de nombreux adeptes. Depuis son introduction en 1989, la Mazda MX-5 a évolué, mais elle reste essentiellement inchangée : une toute petite voiture avec les roues arrière motrices, qui brille par sa simplicité, qui ne déborde pas de puissance, munie d’un toit rétractable et dont la bouille est on ne peut plus sympathique. Pourquoi modifier une recette lorsque celle-ci fonctionne?

Bien qu’elle appartienne à la catégorie des sportives et des voitures dont la seule vocation est de procurer du plaisir à ses occupants, la MX-5 n’a pas la cavalerie la plus impressionnante du marché. Rassurez-vous, puisqu’elle est légère et agile comme aucune autre, avoir 300 chevaux sous le capot ne lui serait d’aucune utilité. La MX-5 de quatrième génération est propulsée par une mécanique banale , soit un bloc atmosphérique à quatre cylindres de 2 litres. Celui-ci génère 181 chevaux et 151 lb-pi.

Rappelons qu’en 2019, le bloc avait gagné 26 chevaux, ce qui lui a permis d’atteindre un équilibre quasi parfait entre poids réduit et puissance adéquate. Pour optimiser le plaisir au volant, on recommande, bien entendu, la transmission manuelle à six rapports. Il est particulièrement amusant de jouer du levier, de faire grimper le régime moteur et de faire glisser l’arrière-train à l’occasion. Autrement, une transmission automatique à six rapports est proposée. Touteoifs, uu Guide de l’auto, nous vous conseillons d’envisager un autre véhicule plutôt que de conduire une MX-5 à boîte automatique.

Cette Mazda a également l’avantage de ne pas être démesurément chère. En effet, elle affiche un prix d’entrée fort alléchant de 33 300 $. Si vous êtes adepte de conduite dite soutenue, nous sommes tentés de vous suggérer une version GS-P moyennant un supplément de 4 000 $. Ainsi, vous obtiendrez une chaîne audio de meilleure qualité, des sièges chauffants, mais surtout, des renforts de tourelle d’amortisseur, la suspension sport avec des amortisseurs Bilstein ainsi qu’un différentiel à glissement limité.

Toit souple ou rigide?

Depuis quelques années déjà, Mazda propose une version RF de sa populaire MX-5. Celle-ci se distingue par son toit rigide rabattable électroniquement. Fort jolie, elle donne l’impression d’une voiture à toit targa. Cela étant, elle s’éloigne de l’esprit initial du premier modèle de la série. Et c’est principalement ce que décrient les puristes. Cette version est offerte à partir d’un peu plus de 40 000 $. Et à ce prix, la facture commence à être salée.

Malheureusement, le climat québécois n’est pas le plus compatible avec un cabriolet. L’été est intense, certes, mais court. L’hiver dernier, nous avons mis à l’essai la MX-5. Nous en sommes venus à la conclusion qu’une version RF à toit rigide est mieux adaptée pour une conduite toute l’année. Bien que la MX-5 n’ait pas été conçue pour affronter une tempête de neige, elle se débrouille… à condition de chausser des pneus de grande qualité. Cela étant, nous sommes adeptes de la MX-5 dans sa forme la plus pure et c’est ce qui explique que nous ayons un faible pour le toit souple. Facilement rabattable à une seule main, ce toit est à l’image de la voiture dans son entièreté, c’est-à-dire d’une brillante simplicité.

Vivre sur du temps emprunté

Quel avenir attend la MX-5? Voilà une question à un million de dollars. Si Ford a décliné la légendaire Mustang en VUS électrique et que General Motors nous prépare une version à motorisation hybride de son emblématique Corvette, on a raison de craindre pour la survie de ce petit roadster que l’on chérit depuis plus de trente ans. D'après les informations que nous avons entendues en provenance de Mazda, la prochaine génération devrait conserver la même philosophie. Mais la tendance de l’industrie est évidemment l’électrification. Or, quand on analyse la pertinence du MX-30 proposé par Mazda, on craint de perdre celle que l’on adore. Qui plus est, la masse est un enjeu dans un véhicule électrique en raison des batteries. Si la MX-5 est aussi géniale, c’est justement parce que c’est un poids plume.

La bonne nouvelle, c’est que même équipée d'un moteur à essence, elle ne consomme que très peu. Si les sportives américaines misent encore sur des V8 particulièrement gourmands, la formule est très différente avec la MX-5. En effet, Ressources naturelles Canada annonce une cote moyenne de 7,9 L/100 km avec la boîte automatique et 8,1 L/100 km avec la manuelle. Pour une voiture si agréable à conduire, c’est franchement raisonnable.

Feu vert

Feu rouge

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