Infiniti QX60 - Mi-figue, mi-raisin

Publié le 1er janvier 2022 dans 2023 par Gabriel Gélinas

Renouvelé l’an dernier, le QX60 d’Infiniti est à la recherche du temps perdu. À ses débuts sur le marché, le modèle de première génération est rapidement devenu le leader des ventes de la marque en Amérique du Nord. Mais l’arrivée subséquente d’une concurrence plus affûtée a fait en sorte que le QX60 a connu une perte de vitesse. La refonte est survenue en 2022, et le modèle de deuxième génération affiche un look plus haut de gamme tout en partageant son architecture et sa mécanique avec le Pathfinder de Nissan.

Avec ses blocs optiques effilés, sa calandre avec une touche de « bling-bling », et son toit peint en noir, en option, qui semble flotter au-dessus de l’habitacle, le QX60 donne l’impression d’être dorénavant plus athlétique. Le nom « Infiniti » apposé sur presque toute la largeur du hayon ne laisse aucun doute quant à son identité.

Carbure au super

Le V6 atmosphérique de 3,5 litres, développé par Nissan, anime le Pathfinder et le QX60. Ce moteur libère 295 chevaux sous le capot de l’Infiniti, et 284 chevaux lorsque monté dans le Pathfinder. La différence est que le moteur du QX60 a été modifié pour consommer du super, alors que le Pathfinder carbure à l’essence ordinaire. Par les temps qui courent, avec une différence appréciable de prix entre les deux grades de carburant, c’est un facteur non négligeable. La consommation du QX60 est très similaire à celle du Pathfinder, mais comme l’un s’abreuve au super et l’autre non, l’Infiniti coûte plus cher à l’usage au quotidien, d’autant plus que son moteur livre son couple maximal à un régime élevé, soit 4 800 tr/min.

La bonne nouvelle, c’est que ces deux véhicules étaient autrefois dotés d’une boîte à variation continue, alors que maintenant ils sont équipés d’une boîte automatique à neuf rapports, laquelle est nettement mieux adaptée. Je n’ai rien contre les boîtes CVT, quand elles équipent des motoneiges et des scooters. Pour une voiture ou un VUS, c’est autre chose. À pleine charge, ce moulin est plutôt bruyant, mais heureusement la boîte automatique égrène les rapports rapidement en conduite normale, ce qui évite au moteur d’atteindre les hauts régimes.

Il n’y a pas que la motorisation qui est partagée, puisque les liaisons au sol, composées de jambes de force à l’avant et d’une suspension multibras à l’arrière, sont similaires, quoique les amortisseurs du QX60 sont à double piston afin de mieux maîtriser les mouvements de caisse. Contrairement à certains véhicules concurrents, le QX60 n’offre pas une suspension pneumatique adaptative, pas même en option. La direction est peu communicative et le QX60 ne se distingue pas par sa dynamique. Toutefois, il nous a semblé mieux insonorisé que le Pathfinder, ce qui ajoute à son confort.

Habitacle luxueux

Le toit panoramique fait partie de la dotation de série de toutes les moutures du QX60, mais c’est vraiment la version Autograph qui en met plein la vue avec sa sellerie en cuir à motifs et surpiqûres ainsi qu’avec ses appliques de bois à pores ouverts. On sent que les designers ont été inspirés par des marques comme Bentley lorsque le moment est venu de concevoir l’habitacle de la plus luxueuse déclinaison du  QX60. L’écran central mesure 12,3 pouces et permet la connectivité sans-fil avec Apple CarPlay, mais il faut obligatoirement se munir d’un câble pour brancher un appareil Android. On aime un peu moins la disposition des touches haptiques servant d’interface avec le système de chauffage/climatisation, lesquelles exigent une pression un peu trop forte du doigt. Aussi, la suite de dispositifs avancés de sécurité n’est disponible que sur les variantes les plus cossues du QX60.

Les rangements abondent, et le QX60 possède même un espace dédié au sac à main sous la console centrale. Les sièges avant sont très confortables, y compris durant de longs trajets, et sont dotés de fonctions de massage sur les versions Sensoriel et Autograph. Il s’agit ici de sièges appelés « Zéro Gravité » conçus par Nissan pour reproduire une sensation d’apesanteur. Ça sonne bizarre, mais ça fonctionne! Comme dans tous les autres véhicules à trois rangées de sièges, le dégagement est sérieusement compté dans la dernière rangée.

Finalement, le QX60 actuel est plus attrayant que son prédécesseur, pour ce qui est du style, du design de l’habitacle et de sa boîte automatique à neuf rapports. Toutefois, il ne se démarque pas de l’ensemble de la concurrence. C’est bien, mais pas transcendant. Aussi, les comparaisons entre le QX60 et le Pathfinder sont inévitables, et il est difficile de justifier la différence de prix entre les deux, surtout lorsque l’on considère que le Pathfinder a aussi gagné en raffinement lors de sa récente refonte.

Feu vert

Feu rouge

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