Lexus IS - 4 + 8 / 2 = 6

Publié le 1er janvier 2022 dans 2023 par Germain Goyer

Sur le marché depuis 2014, la génération actuelle de la Lexus IS continue sur sa lancée sans pour autant créer de grandes révolutions pour 2023. Bien que cette berline compacte de luxe soit vieillissante, Lexus lui a donné un peu d’amour l’année dernière en déterrant son V8 de 5 litres pendant qu’il était encore temps. En effet, même si nous ne disposons pas d’une boule de cristal, nous sommes d’avis que les constructeurs automobiles seront appelés à négocier avec des contraintes environnementales de plus en plus sévères. Avec pour conséquence de complexifier la possibilité de planter huit cylindres sous le capot d’une berline. Profitons-en pendant qu’il est encore temps!

Cette mécanique de 5 litres développe une 472 chevaux et 395 lb-pi. Malheureusement, la transmission automatique à huit rapports est parfois lente à réagir et on a l’impression qu’elle n’exploite pas le plein potentiel du moteur. Comme on peut s’en douter, le poids élevé du V8 influence négativement la répartition des masses. En revanche, le plaisir ressenti à son volant et la sonorité émise par les pots d’échappement compensent amplement. On apprécie également la sobriété générale de la IS 500. Lexus a opté pour une certaine discrétion et n’est pas tombé dans le piège du tape-à-l’œil.

Évidemment, il ne s’agit pas de la seule version du modèle. De base, la IS 300 est livrée avec un moteur turbocompressé de 2 litres qui achemine ses 241 chevaux aux roues arrière. Il ne s’agit pas de la déclinaison la plus pertinente, bien que l’on soit conscients qu’il puisse y avoir un intérêt pour une version abordable et propulsée pour les amateurs de conduite. Les acheteurs ont aussi la possibilité d’opter pour un V6 de 3,5 litres avec les variantes IS 300 AWD et IS 350 AWD.

À peine plus puissante que la IS 300 RWD, la IS 300 AWD nous semble très peu intéressante avec ses 260 chevaux. En revanche, nous sommes d’avis que la IS 350 AWD représente assurément l’équilibre recherché par le consommateur de ce type de voiture. Dans son cas, la puissance passe à 311 chevaux, ce qui est nettement plus respectable. Il s’agit d’une mécanique fiable qui a su faire ses preuves au fil des ans et en laquelle nous avons totalement confiance. À moins d’avoir un budget sans limite pour l’essence et de pouvoir vivre avec une voiture aux roues arrière motrices, la IS 350 AWD est celle qu’il faut cibler.

Quelques problèmes ergonomiques

Si la gamme de la IS est étendue et que ses qualités sont nombreuses, il demeure une ombre au tableau en ce qui a trait à l’ergonomie. En effet, on ne peut passer sous silence le pavé tactile dont elle est dotée. Inutilement complexe, il est contre-intuitif à utiliser. Cela dit,  il y a une lueur d’espoir avec l’arrivée du NX introduit en 2022 : le constructeur nippon y a intégré un écran central tactile. On croise les doigts et on espère sincèrement que le même traitement sera réservé à l’ensemble de la gamme prochainement.

À ce pavé tactile qui vous fera réviser votre missel s’ajoute une importante lacune à la position de conduite des versions à quatre roues motrices. En effet, entre le pédalier et le siège du conducteur en extension à la console centrale, on retrouve une espèce de bosse. Il s’agit en fait de l’arbre de sortie parallèle, qui envoie la puissance vers les roues avant pour profiter du rouage intégral. Et c’est franchement contraignant pour le conducteur. Pourquoi ne pas avoir positionné cet arbre du côté du passager? Rappelons que la IS a d’abord été conçue pour le Japon et que la conduite est inversée comparativement à la nôtre. Merci d’avoir pensé au marché nord-américain…

Moins populaire que le trio allemand

Il faut remonter au tournant du millénaire pour assister à l’introduction de la IS. Au sujet des ventes, cette dernière est loin de dominer le marché, mais ne se défend pas si mal dans le contexte actuel. BMW trône au sommet du palmarès avec plus de 1 000 unités de la Série 3 vendues au Québec en 2021. Audi est en déclin avec seulement 533 exemplaires de l’A4 vendus dans la province. Mercedes-Benz, lui, a écoulé 640 Classe C, ce qui représente, dans son cas également, un recul par rapport à 2020.

En 2021, le constructeur japonais en a vendu 426 unités sur le marché québécois, donc un peu plus du double d’exemplaires écoulés l’année précédente. En dépit de ces progrès notables, Lexus demeure derrière les populaires berlines compactes allemandes. Le constructeur réussit à gagner des parts de marché en offrant un service à la clientèle plus complet que la concurrence et en commercialisant des véhicules généralement plus fiables que les compétiteurs.

Feu vert

Feu rouge

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