Tomber en panne...au volant d'une Ferrari flambant neuve!

Publié le 20 octobre 2023 dans Blogue par Antoine Joubert

Il y a quelques mois, j’ai eu la chance, grâce à la générosité de Luc Poirier, de mettre à l’essai sa toute dernière acquisition : une Ferrari 296 GTB 2023, n’affichant que 300 km au compteur, livrée récemment chez Ferrari Québec. Une voiture fantastique et belle à couper le souffle, qui fait tourner la tête de quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’automobile.

Comme mentionné dans une vidéo où je livrais mes impressions de conduite, cette voiture est non seulement fascinante mais également très facile à piloter. Bien sûr, la position de conduite est celle d’une auto exotique, ce qui nous place à des années-lumière de celle d’un Toyota RAV4! Or, à peu près n’importe qui saurait aisément s’adapter à la conduite de cette voiture, peut-être hormis à son système multimédia aussi complexe que s’il était programmé uniquement en italien…

Puisque je souhaitais profiter au maximum de ma journée au volant de cette Ferrari, je me suis entendu avec son propriétaire afin de pouvoir l’emprunter une seconde fois, le temps de prendre quelques photos. Il faut dire qu’au premier jour d’essai, la météo n’avait pas été très clémente, rendant la séance photographique plus complexe.

Photo: Antoine Joubert

J’ai donc emprunté une première fois cette splendide 296 GTB pour redemander les clés quelques jours plus tard! En quittant le domicile de son propriétaire, cette hybride rechargeable affichait une autonomie électrique de 26 km. Un peu plus que ce qu’annonce Ferrari, bien que cette autonomie se soit révélée n’être que de 19 km après mon trajet. C’est qu’en fait, alors que la batterie était sur le point d’être déchargée, j’ai trouvé un petit coin où tirer les clichés de la voiture, à l’abri des regards, sans me faire déranger pendant mon travail. J’ai positionné le bolide une première fois, pris des photos, pour ensuite la déplacer à plusieurs reprises, histoire d’obtenir des images sous tous les angles.

Une fois le boulot terminé et après avoir remballé mon matériel photographique, le temps était venu de quitter l’endroit. Or, la Ferrari 296 GTB a refusé de démarrer, affichant au tableau de bord la nécessité d’une recharge de sa batterie. À n’y rien comprendre, puisque le moteur thermique peut d’ordinaire fonctionner sans l’aide de la batterie...

Photo: Antoine Joubert

Après plusieurs tentatives, j’ai téléphoné à l’homme de main du propriétaire de la voiture, habitué aux caprices de sa bagnole. Lui non plus, ne comprenait guère la situation, ce qui m’a obligé à téléphoner au service d’assistance routière de Ferrari, situé aux États-Unis. Aussi drôle que cela puisse paraître, ce service est relié au CAA-Québec, lequel s’est rapidement déplacé pour venir à mon secours. J’aurais pu m’attendre à une remorque fermée et à un bon café italien. Dans mes rêves…car j’ai essentiellement obtenu le même service d’assistance routière qu’avec Chevrolet, Hyundai ou Volkswagen...

Cela dit, le remorqueur en question m’a épaté. Même s’il n’avait pas un équipement impressionnant, ce gars savait exactement comment traiter ce genre de voiture. C’est donc avec délicatesse et rapidité qu’il a installé la Ferrari sur la plate-forme, étant en outre capable de débrayer la transmission, ce qui requiert une expertise de ces modèles. J’allais toutefois apprendre quelques minutes plus tard qu’il s’agissait de la deuxième Ferrari 296 GTB que cet homme remorquait cette semaine. Visiblement, un spécialiste des voitures de ce genre, qui m’a avoué que le problème rencontré sur cette voiture semblait être le même que sur l’autre.

Photo: Antoine Joubert

Ce dernier est parti en direction de Ferrari Québec, où le verdict de défectuosité allait tomber quelques jours plus tard. Il s’agit en fait d’un problème relié au fait que sur ce modèle, il n’y a aucun démarreur. Un peu comme avec une Toyota Prius Prime. Et pour cause, on confie à la batterie haut voltage le soin de démarrer le véhicule, qu’importe le mode de fonctionnement (essence, hybride ou électrique). Vraisemblablement, la batterie de 7,45 kWh n’aurait pas conservé assez d’énergie pour ce seul exercice, ce qui explique pourquoi la bagnole a refusé de démarrer, une fois l’autonomie épuisée.

Problème de programmation, d’ajustement? Allez savoir! Pour l’heure, il semble que la voiture soit de nouveau fonctionnelle, bien que Ferrari Québec n’ait rien fait d’autre que de la recharger pour la redémarrer. Il semble que les codes informatiques ne montraient pas d’anomalie. Quoi qu’il en soit, la confiance de son propriétaire (comme la mienne) face à la technologie est ébranlée.

À voir aussi : Combien coûte... la Ferrari 296 GTB 2023?

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