Toyota Highlander, la loi du PPL

Publié le 19 février 2008 dans 2008 par Denis Duquet

Le Toyota Highlander a connu beaucoup de succès depuis son arrivée sur le marché en 2001. Il faisait partie de cette vague de VUS développés à partir de la plate-forme d’une automobile. Ceci permettait de commercialiser un véhicule plus confortable, offrant une bonne tenue de route et ayant une économie de carburant raisonnable. Dans le but de mieux cibler les besoins des futurs acheteurs, on a demandé le feedback des propriétaires actuels. Et cela a été pris en ligne de compte pour la nouvelle cuvée.
En général, les gens se sont déclarés très satisfaits, mais ils souhaiteraient que la silhouette ait des lignes plus agressives, que les pneus soient plus gros et que l’habitabilité soit meilleure. En plus de pouvoir compter sur une seconde rangée de sièges plus confortables. Pour faire suite à ces informations, les ingénieurs ont établi une ligne de pensée pour le développement du modèle 2008. Trois éléments ont dicté leur travail : puissance, liberté et polyvalence.

Crédo de trois lettres

Les améliorations apportées au modèle 2008 reposent donc sur ces trois éléments. Concernant la puissance, les ingénieurs ont augmenté la force du moteur. Le moteur V6 3,5 litres produit 270 chevaux, soit 55 de plus que le moteur de 3,5 litres qu’il remplace. Il demeure couplé à une boîte manumatique à cinq rapports. Toujours dans le but de combler les demandes en fait de puissance, il faut noter l’utilisation de pneus plus gros, à savoir des 17 pouces sur le modèle de base ou des 19 pouces sur d’autres versions. La silhouette est dorénavant plus agressive tandis que la présentation du tableau de bord est moins terne. L’aspect liberté intègre des éléments assurant une meilleure efficacité en conduite hors route. Cela inclut des angles d’attaque et de départ plus importants, des systèmes d’assistance électronique à la conduite hors route et une meilleure capacité de remorquage. Cette dernière est passée de 3 500 à 5 000 livres. Quant aux accessoires pour faciliter les excursions dans la nature, mentionnons un système d’assistance de descente, un mécanisme assistant les départs dans les côtes et un système de stabilité latérale. Bref, cet aspect liberté signifie que le pilote est libre d’aller où il veut. Du moins en théorie.

Finalement, l’élément sans doute le plus simple à exécuter est la polyvalence. En effet, puisque le véhicule est plus long de 96 mm tandis que l’empattement a progressé de 75 mm. La capacité de la soute à bagages une fois les sièges abaissés est de 2 701 litres. En comparaison, le Highlander 2007 en proposait 2 282 litres. Par contre, quand la troisième rangée est abaissée, il ne reste que 292 litres, soit 10,3 pieds cubes. Pour sept personnes à bord, c’est peu. Et je parle de sept personnes parce que la banquette médiane peut accueillir deux personnes dans des sièges capitaines ou un troisième occupant par l’entremise d’un module amovible qui se remise dans un espace prévu à cet effet lorsqu’il n’est pas utilisé. Si le système est ingénieux, je doute fort que le passager assis au centre soit bien confortable. Finalement, le hayon arrière est motorisé tandis que la lunette peut dorénavant s’ouvrir indépendamment de l’autre. Et elle se referme automatiquement quand le hayon est soulevé.

La tranquillité même

S’il est vrai que les accélérations sont plus vives et le châssis plus rigide, ne vous attendez pas à vous retrouver au volant d’un véhicule bien excitant en fait de pilotage. À part la version Sport dont la suspension plus ferme et les roues de 19 pouces ont une influence positive sur l’agrément de conduite, les autres modèles sont assez soporifiques, merci. Et la direction à assistance électrique ne fait rien pour arranger les choses. Si elle est à peine correcte à vitesse de croisière, elle est nettement surassistée à basse vitesse. Il n’y a pratiquement aucune sensation de la route à quelque vitesse que ce soit. La cabine est fort bien isolée des bruits extérieurs et la suspension généralement calibrée en fonction du confort. Cette Toyota tout usage tient bien la route alors que son moteur V6 est non seulement doux, mais d’un rendement assez exceptionnel. Soulignons au passage, que le Highlander utilise une plate-forme dérivée de celle de la dernière génération de la Camry, à l’exception de la suspension arrière qui est à jambes de force sur le VUS.

Pour le reste, c’est du Toyota tout craché avec une finition impeccable et des espaces de rangement un peu partout. Et j’allais oublier, tous les modèles ont une caméra de recul et un écran témoin placé au centre du tableau de bord. Pas nécessaire de commander le dispendieux système de navigation pour l’obtenir. Et en parlant d’onéreux, l’un des modèles que j’ai conduits lors de la présentation avait un prix de détail suggéré de 54 995 $. Sur une note plus positive, le prix de la version de base est de 39 650 $. Et ce, tout en proposant un équipement plus complet, un moteur plus puissant et sept coussins gonflables. Si ce détail vous préoccupe, vous serez heureux d’apprendre que le Highlander est assemblé à l’usine de Kyushu au Japon et qu’il a été développé dans le cadre du nouveau programme : « Customer First » dont le but est d’améliorer la qualité du produit. Comme si ce dernier point était nécessaire chez ce constructeur !

Feu vert

Moteur très puissant, fiabilité rassurante anticipée,
bonne habitabilité, rouage intégral de série,
nombreux modèles

Feu rouge

Direction trop assistée, agrément de conduite mitigé,
certains groupes d'options onéreux,
dimensions à la hausse

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