Scion tC, xB et xD: Jeunes (de coeur aussi...) recherchés!

Publié le 17 septembre 2010 dans Premiers contacts par Alain Morin

La marque Scion débarque au Canada avec, pour l’instant, trois petits véhicules. D’ici environ un an, un nouveau modèle s’ajoutera, le iQ, dont le prototype ornait la page couverture du Guide de l’auto 2010. Pour l’instant, examinons de plus près les trois premiers modèles Scion vendus chez nous. Pour un résumé de ce qu’est Scion et de l’expérience de vente qu’elle propose, cliquez sur ce lien http://www.guideautoweb.com/articles/9056/

La Scion tC

Sans contredit la vedette du trio, le coupé tC est bâti sur la plate-forme de la Toyota Avensis vendue en Europe.  De dimensions similaires à celles d’une Kia Forte Koup, ce coupé affiche un comportement routier impressionnant, surtout lorsque son propriétaire a su choisir les bons accessoires TRD. Tout d’abord, Toyota a eu la bonne idée de monter dans cette voiture d’à peine 1400 kilos le moteur 2,5 litres des Camry et RAV4 qui, ici, livre 180 chevaux et 173 livres-pied de couple. Les accélérations et les reprises sont vives et on n’a jamais l’impression que ce moteur peine à la tâche. Lors du lancement canadien, nous n’avons malheureusement pas pu faire de tests d’accélération ou de freinage, ce qui nous aurait permis de situer la voiture par rapport à la concurrence. Concurrence qui s’appelle Honda Civic Si et Kia Forte Koup. Scion annonce une consommation d’essence de 9,2 litres/100 km en ville et de 6,4 sur la route, ce qui me semble un peu élevé pour la catégorie.

Une boîte manuelle à six rapports relaie la puissance aux roues avant de belle façon, en proposant un embrayage facile à moduler mais un peu trop mou à mon goût tandis que le levier se manipule aisément. Le pointe-talon, pour les amateurs de révolutions, est facile à exécuter. Une boîte automatique à six rapports avec mode manuel est aussi proposée et, encore une fois, il y a bien peu à redire sur son comportement. Peut-être aurions-nous eu quelques commentaires négatifs si nous avions conduit une tC munie de cette transmission plus que cinq kilomètres, sur une route plane en plus… La direction est vive et précise et il faut mentionner que le volant au boudin très épais se prend bien en main. Sa partie inférieure droite, à la Audi R8, ajoute au coup d’œil. Les suspensions régulières, jambes Macpherson à l’avant et à double bras triangulaire (double wishbone) à l’arrière assurent un contact solide avec la route tout en procurant un confort étonnant. Nous n’avons cependant pas pu faire l’essai d’un modèle muni de la suspension abaissée TRD. On y gagne assurément en tenue de route mais pour ce qui est du confort, on est en droit d’être pessimiste.

Les sièges avant sont confortables et retiennent bien les corps en virage. Le tableau de bord s’avère ergonomique et les jauges sont faciles à consulter. Cependant, le gris intégral de l’habitacle et la disposition somme toute conservatrice des divers éléments contraste royalement avec le style sportif de la carrosserie. Curieusement pour un coupé, les places arrière sont faciles d’accès et, pour un gars de 5 pieds 6 pouces, fort confortables. Certes, le bruit de l’échappement est beaucoup plus présent qu’à l’avant mais j’imagine que le système audio Alpine optionnel le fera rapidement oublier… Parlant de système audio, celui de base n’est pas mal mais les jeunes lui préféreront sans aucun doute le système Alpine qui ne demande qu’un déboursé supplémentaire de 535$.

De toute évidence, Scion met l’emphase sur la tC qui devrait s’accaparer la grande majorité des ventes. Il s’agit aussi de la plus achevée et, malgré ses apparences, de la plus sérieuse des trois voitures proposées par la nouvelle marque. C’est aussi la seule des trois qui bénéficie de huit (8!) coussins gonflables (frontaux, latéraux, rideaux et genoux des gens assis à l’avant), les autres n’en possédant « que » six. Le prix de base de la tC débute à 20 850$. Bien entendu, une souris trop allègre pourrait cocher des options, pardon des accessoires, superflus et faire dramatiquement monter le prix d’achat…

La Scion xB

Il y a cinq ou six ans, une bien bizarre de bagnole se promenait dans les rues de mon patelin. Deux personnes m’avaient décrit la chose, que je n’avais pas encore vue, en des termes pour le moins opposés : Michel « C’est tout petit, c’est carré pis cé laitte! ». Sarah « C’est tout petit, c’est carré pis cé beau! » L’objet suscitant autant de passion n’était nul autre qu’une Scion xB, alors achetée aux États-Unis. Depuis, on ne s’émeut plus devant cette voiture.

La nouvelle génération, arrivée en 2008, s’avère, à mon humble mais toujours très juste avis, moins réussie que la première, en ce sens qu’elle a perdu de son originalité. Certes, elle affectionne toujours les angles vifs mais avec moins de conviction qu’avant. Dans l’habitacle, on sent qu’un effort a été fait pour que les occupants se sentent à bord d’une voiture spéciale. L’instrumentation, placée au centre du tableau de bord, comme dans la génération précédente, est un exemple frappant. Cependant, pas d’astuces comme dans le Nissan cube où le plafond ressemble à des vaguelettes, où l’asymétrie est reine et où tout semble sorti tout droit d’un film japonais des années 70. Cependant, me semble qu’on aurait pu opter pour des couleurs intérieures passablement plus flyées que le gris souris omniprésent. De plus, les plastiques sont assez sommaires. Au moins, les espaces de rangement sont nombreux.

Partageant la plate-forme de la Echo devenue Yaris, le xB (« B » pour boîte sans doute), est doté d’un quatre cylindres de 2,4 litres de 158 chevaux et 162 livres-pied de couple. Une transmission manuelle à cinq rapports livre d’office le couple aux roues avant tandis qu’une automatique à quatre rapports est offerte en option. On ne parle pas ici d’une bombe même si ce moteur n’a pas de difficulté à transporter les 1400 kilos du véhicule. Il est donc évident que la sportivité est l’affaire de la tC et la polyvalence celle du xB. Le râle du moteur en accélération est là pour nous le rappeler…
La direction est correcte mais on sent bien peu le travail des roues. Curieusement, cette boîte mobile s’accroche avec détermination à la chaussée et sans trop de roulis. À l’avant, on retrouve une suspension de type Macpherson tandis que l’arrière est suspendu par une poutre de torsion, une solution populaire dans ce créneau, occupé par les Kia Soul et Nissan cube. Le xB est offert à partir de 18 270$

La Scion xD

Ce n’est pas pour rien si je traite de la xD en dernier. C’est tout simplement parce que ne sais pas ce qu’elle vient faire dans la gamme. Beaucoup moins sportive que la tC et plus petite que le xB tout en n’étant pas beaucoup moins dispendieuse, la xD n’est pas inintéressante mais, des trois, c’est elle qui m’a semblé avoir le moins de personnalité. Certes, elle en a infiniment plus qu’une Yaris… dont elle pourrait voler des ventes.

Construite sur la base de la Yaris, la xD est la moins dispendieuse des trois. Cela explique peut-être les plastiques ultra cheaps, le manque flagrant d’insonorisation et des sièges arrière pour cul-de-jatte…

Côté mécanique, on parle d’un quatre cylindres de 1,8 litre de 128 chevaux et 125 livres-pied de couple, rien pour impressionner les filles à Sanair les vendredis soirs! Les accélérations, toutefois, ne sont pas pénibles (grâce aux 1200 petits kilos de la voiture) mais j’imagine qu’avec quatre personnes à bord (on parle d’une voiture à cinq places mais pour être réalistes nous disons quatre. Et c’est la même chose pour la tC!), avec quatre personnes à bord disions-nous, les temps d’accélérations devraient être handicapés.

Nous avons pu faire l’essai de deux xD, une régulière (stock) et une autre équipée d’éléments TRD et de pneus de 18 pouces. Certes, la tenue de route de cette dernière est plus agréable mais les pneus plus gros ont un effet direct et néfaste sur le confort. Il ne faut toutefois pas croire qu’on a affaire à la rigidité une Lotus Elise!

Il est possible d’avoir une xD pour 17 200$mais quelques accessoires feront monter le prix à peu près à celui d’un xB. À ce moment, il serait difficile de justifier l’achat d’une xD.

En conclusion

Des trois nouvelles voitures, il est évident que la tC n’aura aucune difficulté à se faire aimer. Le très carré xB non plus, malgré son style plus radical. Enfin, la xD devrait rejoindre une clientèle qui, autrement, aurait magasiné une Yaris. Cependant, Toyota aurait pu « jazzer » bien davantage les différentes Scion. Un intérieur moins sobre et des couleurs extérieures plus extravagantes attireraient encore davantage les jeunes.

Nous avons hâte de pouvoir prendre le volant de chacune de ces voitures séparément et de les comparer à leurs compétitrices directes et non entre elles, ce qui ne fait pas ressortir leur véritable rang dans l’industrie. On vous tiendra au courant!

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