Audi Q7 2016, voici la seconde génération

Publié le 20 mai 2015 dans Premiers contacts par Sylvain Raymond

Audi a fait son entrée un peu tardivement dans le segment des VUS de luxe lorsqu’il a introduit son Q7 en 2007, mais il faut avouer que le modèle a su s’imposer rapidement. Malgré quelques petites retouches ici et là, le modèle est demeuré relativement inchangé pendant toutes ces années.  Malgré son âge vénérable, il n’avait tout de même pas trop mal vieilli. Afin de se remettre à la page, le Q7 nous arrive pour 2016 sous sa seconde génération et il devrait se pointer le bout de la calandre dans les salles de montre en décembre prochain.

Nous avons eu la chance de le découvrir lors de son lancement mondial, en première au dernier Salon de l’auto de Detroit, nous avions bien hâte de savoir si Audi réussirait à nous épater.

Un peu moins de tout

La tendance est à la réduction. Le plus imposant et le plus dispendieux VUS d’Audi n’y échappe pas. Le poids, la cylindrée et la consommation y passent. Sa conception a été  revue, tout comme l’utilisation de matériaux plus légers notamment dans le châssis, et les composantes de suspension. Les ingénieurs ont pu soustraire 325 kilos (716 lb) par rapport à l’ancien Q7. Au premier coup d’œil, il a l’air moins imposant et ce n’est pas qu’un effet de style.  Cette nouvelle mouture est plus étroite et plus courte de quelques millimètres.

Côté style, impossible de se méprendre avec l’ancien Q7. Alors que l’ancien était tout en rondeurs et de style macho, le nouveau s’apparente beaucoup plus maintenant à une familiale, haute sur patte. L’effet découle en bonne partie de son toit moins bombé et de ses lignes angulaires. Plus classique, mais très réussi. On se demande juste si ce style vieillira aussi bien au fil des ans. À l’avant, la grille trapézoïdale à barres transversales s’étend un peu plus en largeur et vers le bas, ajoutant à son effet. L’attention portée au design des feux et des phares est une autre belle carte de visite, surtout avec les bandes à DEL. Comme c’est souvent le cas pour ce type de véhicule, les jantes apportent une bonne partie du dynamisme et dans le cas du Q7, c’est très réussi.

Une paire de V6 et un E-Tron

Côté mécanique, le constructeur a retenu la même paire de moteurs V6, un à essence et l’autre diesel. Audi les a, par contre, modernisés. D’une cylindrée de 3,0 litres, le premier développe une puissance de 333  chevaux pour un couple de 325 lb-pi, c’est 53 chevaux de plus par rapport à l’ancien V6 à essence ce qui permet au Q7 de mieux s’aligner par rapport aux moteurs de base des concurrents. En fait, c’est le moteur qui équipait la version Sport dans le passé qui est maintenant de série.

Le moteur diesel quant à lui dispose de la même cylindrée mais il développe 272 chevaux pour un couple de 443 lb-pi. Cette hausse de puissance le place parmi les plus robustes  de sa catégorie, une bonne nouvelle pour les amateurs de diesel. Cette mécanique ne concède que deux centièmes de secondes au sprint du 0-100 km/h par rapport à l’autre V6. Ce n’est l’affaire que d’environ 6,3 secondes, pas mal pour un VUS de son gabarit.

Rien n’est encore confirmé, mais le Q7 à motorisation hybride plug-in pourrait bien faire son apparition au Canada. Baptisé « e-tron », ce modèle est le premier à marier un six cylindres diesel à un moteur électrique. L’ensemble transmet une puissance totale de 373 chevaux aux quatre roues alors que l’autonomie en mode purement électrique tourne autour de 56 km. Le plus intéressant? Une consommation estimée à 1,7 l/100 km ce qui serait assez impressionnant.

Alors que Mercedes nous propose des modèles griffés AMG ou M dans le cas de BMW, Audi reste posé avec son Q7. Pas de « S » ni de « RS » pour rivaliser avec les autres bolides du genre.

Les intérieurs, l’affaire d'Audi

Il faut monter à bord d’un véhicule Audi pour découvrir la grande force du constructeur : les intérieurs. L’effet « wow » est obtenu non seulement par une attention marquée dans les moindres détails mais aussi par le toucher des composantes, des commandes ainsi que de leur rétroaction. Dans le cas du Q7, c’est une évolution de ce que l’on connaît déjà. On découvre un tableau de bord assez imposant, dont les grilles des buses de ventilation forment le design d’une bande qui le traverse d’un côté à l’autre. Certaines livrées disposent du cockpit virtuel d’Audi qui procure une instrumentation entièrement numérique.Vous pouvez la personnaliser d’une multitude de manières. C’est très techno et assez complexe à maîtriser. Pour le reste, malgré la pléiade de commandes, les designers  ont su maintenir une bonne logique et une simplicité d’utilisation.

Le nouveau système MMI d’Audi, qui règle pratiquement tout à bord comprend un petit pavé qui facilite la sélection des éléments. Audi privilégie ce type d’interaction au lieu d’écrans tactiles. Encore une fois, c’est assez efficace, mais assez complexe. Les passagers arrière pourront quant à eux compter sur la tablette Audi, une sorte de iPad qui permet d’interagir avec tous les systèmes du véhicule et de divertissement.

 Quant aux sièges, ils offrent un bon compromis entre confort et sportivité. Ce qui nous a le plus impressionnés? La fonction de massage pourvue de différents modes et intensités. Un vrai plaisir en conduite prolongée! Une fois de plus, le Q7 est aussi offert avec une troisième banquette, à réglage électrique, pouvant accommoder jusqu’à sept passagers. Cela peut s’avérer très pratique pour les familles nombreuses ou pour trimbaler les amis de vos enfants.

Sur la route

Lors de notre premier contact, nous avons pu mettre à l’essai les deux moteurs. D’entrée de jeu, tous les Q7 sont dotés de série d'un rouage intégral quattro ainsi que d'une boîte automatique à huit rapports de type Tiptronic. Il faut avouer que le moteur à essence n’est pas piqué des vers. On apprécie sa fougue et son couple disponibles à bas régime. Il est  plus impétueux à haute vitesse, bien appuyé par sa transmission huit rapports. On apprécie le « Drive Select System » qui nous permet de modifier du bout du doigt la personnalité du véhicule en faisant varier notamment la réponse de l’accélérateur, de la direction et de la suspension. Divers modes  peuvent être sélectionnés dont « Dynamic » le plus sportif, qui raffermit un peu toutes les variables.

Le moteur diesel continue de séduire en raison de son économie de carburant, mais surtout par son couple généreux. Rien à voir avec les mécaniques rugueuses du passé. Il est difficile de déceler à l’oreille qu’il s’agit d’un Q7 TDI. Il n’y a pratiquement que la limite du régime maximal ainsi que le punch du moteur à bas régime qui trahissent cette technologie. On apprécie l’option diesel surtout pour son économie de carburant.

Alors que par le passé les bolides sport ou les grandes berlines servaient de vitrines technologiques aux constructeurs, ces derniers semblent maintenant miser sur leur VUS pour remplir cette mission. C’est exactement ce qu’Audi fait avec son nouveau Q7 qui regroupe tout ce qui se fait en matière de nouveautés technologiques chez le constructeur. Du lot, soulignons un régulateur de vitesse adaptatif au trafic devant vous, l’assistance de remorquage qui recule votre remorque en ligne droite et bien plus!

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