Ferrari Purosangue : cinq choses à savoir

Publié le 1er octobre 2022 dans Survol par Guillaume Rivard

Au cas où vous ne l’aviez pas remarqué, c’est un peu la folie du côté des VUS de haute performance ces temps-ci. Aston Martin a parti le bal avec son DBX 707, puis le Lamborghini Urus Performante a suivi. La palme revient toutefois au BMW XM, un modèle hybride exclusif à la division M et qui grimpera jusqu’à 735 chevaux.

Bien sûr, n’oublions pas le Ferrari Purosangue dévoilé le 13 septembre dernier. Oui, même le fabricant de voitures exotiques basé à Maranello a son propre VUS maintenant – une première en 75 ans d’histoire. On le décrit en fait comme « une sportive à quatre portes et à quatre places » alliant performance et agrément de conduite avec confort et espace.

Voici cinq choses que vous devez savoir au sujet de ce nouveau pur-sang :

Photo: Ferrari

Châssis et design inédits

Le châssis du Ferrari Purosangue est le fruit d’une conception entièrement nouvelle visant à atteindre une rigidité sans compromis, tandis que la carrosserie est fabriquée à partir de matériaux divers allant de l’aluminium à la fibre de carbone en passant par l’acier à haute résistance. Ce dernier matériau a aussi été incorporé dans les barres de renfort, les renforts des nœuds principaux et le montant central.

Les roues mesurent pas moins de 22 pouces de diamètre à l’avant et 23 pouces à l’arrière, tandis que le toit monocoque en fibre de carbone avec isolation acoustique intégrée, lui aussi entièrement nouveau, offre des niveaux de rigidité comparables à ceux d’un toit en verre, tout en étant 20% plus léger qu’un toit en aluminium.

Photo: Ferrari

Aérodynamisme et contrôle à la fine pointe

Comme c’est souvent le cas, les designers et les ingénieurs de Ferrari passent beaucoup de temps sur l’aérodynamisme. Parmi les nouvelles solutions employées sur le Purosangue, le design du pare-chocs et des ailes avant crée un rideau d’air qui vient sceller les roues de manière aérodynamique et empêche la formation de turbulences. Un mince becquet au milieu du hayon et un aileron suspendu au sommet renforcent le combat contre le vent. Remarquez qu’il n’y a pas d’essuie-glace arrière.

Ferrari a également doté le Purosangue des dernières versions de ses systèmes de contrôle dynamique du véhicule. Ça comprend notamment la direction active aux quatre roues (dérivée de la 812 Competizione), l’ABS EVO avec capteur dynamique de châssis à six voies et le nouveau système de suspension active de Ferrari, qui permet de contrôler avec précision le roulis en virage, ainsi que la surface de contact des pneus sur les bosses à haute fréquence. Puis, une première chez Ferrari, le véhicule intègre un régulateur de vitesse en descente.

Photo: Ferrari

Le V12 bien en vie

Malgré la tendance de l’industrie à se tourner vers de plus petits moteurs, notamment turbocompressés, Ferrari a choisi de lancer le Purosangue avec son moteur le plus emblématique : le V12 atmosphérique de 6,5 litres. En position centrale avant, celui-ci confère une puissance de 715 chevaux à 7 750 tours/minute ainsi qu’un couple de 528 livres-pied à 6 250 tours/minute, dont 80% à bas régime. Jumelé à une transmission à double embrayage à huit rapports, il autorise un sprint de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes – un peu moins rapide que ledit DBX 707 de 697 chevaux, qui atteindrait 100 km/h en 3,1 secondes selon Aston Matin – avec une vitesse de pointe supérieure à 310 km/h.

Une autre motorisation sera-t-elle offerte ultérieurement? C’est possible. Ajoutons que le système de rouage intégral 4RM-S profite ici des innovations apportées au système de la SF90 Stradale, y compris la vectorisation du couple sur l’essieu avant et la distribution du couple aux roues arrière via le différentiel électronique.

Photo: Ferrari

Pas un habitacle de VUS

Pour l’accès à bord, les portières avant du Purosangue s’ouvrent dans un angle plus grand (63 degrés) et s’accompagnent de nouvelles portières antagonistes électriques à l’arrière offrant quant à elles une ouverture à 79 degrés. Le hayon est actionné électriquement et révèle un coffre de 473 litres – très petit pour un VUS mais de loin le plus gros chez Ferrari.  

L’habitacle, sans surprise, se veut résolument sportif avec quatre sièges individuels à multiples réglables électriques, sculptés comme le corps d’un culturiste et proposant une fonction de massage. Il n’y a pas d’écran central, mais un devant chaque occupant avant et celui pour le conducteur s’inspire de la SF90 Stradale. Les boutons physiques sont quasi inexistants.

Photo: Ferrari

Exclusif et extra cher

Afin de garantir une certaine exclusivité, quitte à ne pas répondre à la demande, la production du Ferrari Purosangue sera limitée. À quel point au juste? Difficile de le savoir, mais ça ne devrait pas dépasser 20% de la capacité annuelle, selon Ferrari, autrement dit un maximum de 2 200 unités environ.

Enfin, la question à un demi-million : quel est le prix? En Italie, le Purosangue s’affiche à partir de 390 000 euros, soit un peu plus de 520 000 $ canadiens. Sur notre continent, ça reste à voir. Les livraisons débuteront dans la seconde moitié de 2023.

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