Infiniti Q50 2017: À l’assaut de l’Allemagne

Publié le 1er janvier 2017 dans 2017 par Sylvain Raymond

La marque Infiniti a récemment connu des années mouvementées. Le changement de désignation de tous les modèles, le déménagement du siège social du Japon à Hong Kong et le départ du chef de la direction, maintenant chez Cadilllac, sont autant d’éléments qui sont venus perturber la progression de la marque de luxe de Nissan. Cette tourmente étant maintenant chose du passé, il est maintenant temps de lancer une nouvelle offensive avec la berline Q50 et le coupé Q60, deux nouveaux modèles élaborés à partir de la plus récente plate-forme de la Nissan Z.

La Q50

Jusqu’à cette année, l’absence d’une version vraiment sportive était le talon d’Achille de la berline Q50. Son V6 de 3,7 litres la plaçait en milieu de gamme, ne laissant aucun choix plus abordable ou plus sportif.

Infiniti s’est donc attardée à corriger ce problème en concoctant trois nouvelles versions, dont une de base qui hérite d’un nouveau quatre cylindres de 2,0 litres suralimenté. Il développe 208 chevaux pour un couple impressionnant de 258 lb-pi, une puissance tout à fait en ligne avec ce que propose la concurrence. L’origine de cette mécanique n’est pas nipponne, mais bien germanique, Infiniti ayant conclu une entente avec Mercedes-Benz. D’ailleurs, on retrouve ce moteur sous le capot de la CLA.

Pendant qu’Infiniti sous-traitait la production de sa mécanique de base, elle s’est concentrée sur le développement d’un autre moteur en remplacement de son V6 de 3,7 litres. Bienvenue au 3,0 litres, biturbo qui, à bord de la 3.0t, développe 300 chevaux et un couple de 295 lb-pi, une puissance tout de même moindre que l’ancienne mécanique qui produisait 308 chevaux.

Même si Infiniti n’a toujours pas de division de haute performance, la Q50 Red Sport 400, sans être aussi bestiale qu’une BMW M3 ou une Mercedes-AMG C 63, entre dans un club sélect puisqu’elle livre 400 chevaux, d’où son nom, et un couple 350 lb-pi. Mais elle est trop discrète, cette Red Sport 400! Très peu d’éléments visuels la distinguent. Pourtant, lorsque l’on se paie un modèle à vocation sport, on aime bien l’afficher!

Sur la route, la Q50 Red Sport 400 surprend par sa souplesse. Elle s’avère à la fois confortable et agréable durant les longs trajets et révèle un caractère sportif si vous la poussez. Toutes les Q50 vendues au Canada seront à rouage intégral, sauf l’hybride qui est une propulsion.

La Q50 hybride revient cette année. Totalement à l’opposé de la Red Sport 400, elle se veut la voiture de la bonne conscience. Elle n’est quand même pas une limace avec ses 360 chevaux (moteur à essence et électrique combinés). Infiniti parle d’une consommation de moins de 9,0 l/100 km en ville.

Et le Q60

Avec le nouveau coupé sport Q60, Infiniti cible directement les ténors allemands de la catégorie que sont les coupés Audi A5, BMW Série 4, Mercedes-Benz de Classe C, Cadillac ATS ainsi que Lexus RC. Comme dans la Q50, un quatre cylindres turbocompressé, partagé avec Mercedes-Benz, animera le modèle de base, alors que les versions plus typées recevront un V6 biturbo de 3,0 litres, développant 300 ou 400 chevaux selon les versions.

Dévoilé au Salon de l’Auto de Détroit en janvier 2016, le coupé Q60 affiche une carrosserie très frappante, grâce à des lignes ciselées qui marquent un clivage évident avec les rondeurs du modèle de la génération précédente. L’élément de design le plus marquant est sans contredit la calandre surdimensionnée, dont les dimensions sont supérieures à celle de la berline Q50.

Tout comme la berline Q50, le coupé Q60 sera livrable avec la seconde génération de sa direction adaptative, qui ajuste activement le rapport de direction en fonction de la vitesse du véhicule et des conditions de la route. Le rouage intégral sera lui aussi au programme pour le coupé Q60.

Il y a fort à parier qu’un cabriolet suivra le coupé, histoire d’opposer une concurrence directe aux rivales découvrables du trio allemand. Cet éventuel cabriolet partagera le style et les composantes mécaniques du coupé et on espère qu’il sera doté d’un coffre plus grand que celui du modèle antérieur.

Sous le capot du modèle Q60 Red Sport 400, ce même moteur développe 400 chevaux et un couple de 350 livres-pied grâce à une programmation informatique modifiée ainsi qu’à un capteur optique monté sur le turbocompresseur, qui amplifie sa puissance de 30%, en faisant tourner les pales plus rapidement, soit jusqu’à 240 000 tours/minute.

Chez Infiniti, on attend beaucoup du nouveau coupé Q60 dont la mission est d’en découdre avec les valeurs sûres du créneau. De notre côté, on attend de pouvoir le conduire pour valider ou infirmer les affirmations de la marque.

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