Mazda3 2019 : une beauté

Publié le 25 septembre 2019 dans Essais par Michel Deslauriers

Le segment des petites voitures bat de l’aile, et quelques modèles ont récemment été retirés du marché – comme la Ford Focus et la Chevrolet Cruze –, démontrant que certains constructeurs ont estimé que leur éventuelle refonte ne sera pas aussi profitable que de mettre au point d’autres véhicules multisegments.

Mazda croit toutefois à l’avenir des berlines et hatchbacks compacts. Qui plus est, il figure que les consommateurs sont prêts à payer un peu plus cher par mois pour une Mazda3, qui tente de se montrer plus chic et qui est même livrable avec un rouage intégral.

La Mazda3 était jadis le véhicule le plus vendu de la marque au Canada, et par un écart considérable, mais jusqu’à maintenant en 2019, les clients ne se bousculent pas aux portes pour s’emparer de la voiture compacte redessinée. Après les huit premiers mois du calendrier, les ventes ont chuté de 18% par rapport à la même période en 2018. Cependant , la compagnie est sûre que les premières bordées de neige vont attirer les Canadiens vers cette Mazda3 à quatre roues motrices.

Photo: Michel Deslauriers

Pourquoi la nouvelle génération ne se vend pas aussi bien qu’avant est un mystère pour nous, mais en même temps, seules la Kia Forte et la Volkswagen Jetta ont vu leurs ventes augmenter cette année dans ce segment. C’est une opinion subjective, mais nous croyons que le design de la Mazda3 2019 est de loin le plus beau parmi les voitures compactes, et alors que la version Sport à cinq portes adopte une allure racée et athlétique, la berline quatre portes mise davantage sur son élégance pure. De nombreuses voitures coûtant deux fois le prix ne sont pas aussi frappantes que celles-ci.

Le choix de moteurs dans la Mazda3 2019 n’a pas changé. Le quatre cylindres de 2,0 litres de base produit toujours 155 chevaux et un couple de 150 livres-pied, jumelé à soit une boîte manuelle à six rapports, soit une automatique à six rapports également. Pour la majorité des consommateurs, le 2,0 litres fait bien son travail en plus d’être peu énergivore. En fait, depuis son introduction il y a plusieurs années, ce moteur est passé du meilleur au pire de son segment en matière de consommation, tandis que la concurrence a fait du progrès.

Quand même, la cote mixte ville/route de ce moteur s’élève à 7,6 L/100 km, ce qui n’est vraiment pas gênant, et les autres berlines compactes à boîte automatique consomment entre 6,9 et 7,5 L/100 km, la Kia Forte étant la championne provisoire. On exclut les hybrides ici.

Photo: Michel Deslauriers

On peut extirper des performances plus relevées avec le moteur de 2,5 litres, disponible dans les déclinaisons GS et GT. On a essayé cette dernière, qui inclut la boîte automatique, dans laquelle on a observé une moyenne de 7,8 L/100 km, dans le mille avec la cote combinée ville/route. En d’autres mots, on profite de 186 chevaux et 186 livres-pied avec à peine quelques gouttes d’essence comme sacrifice.

Notre essai portait sur une version GT à roues motrices avant, puisque l’on attendra l’hiver avant d’évaluer le rouage intégral. Néanmoins, il s’agit du même système que l’on retrouve dans les multisegments de la marque comme le Mazda CX-3 et le Mazda CX-5 – donc assurément très habile dans les conditions hivernales.

Puisque l’on aime conduire, on apprécie grandement les qualités dynamiques de la Mazda3, avec une direction parfaitement dosée et une suspension tout aussi efficace sur une route sinueuse que sur les boulevards troués de la ville. Et ce, malgré l’adoption d’une poutre de torsion à l’arrière au lieu de la précédente suspension indépendante. Dans le segment des voitures compactes, la Mazda et la Volkswagen Golf sont les plus amusantes à conduire.

Photo: Michel Deslauriers

Non seulement le design extérieur est séduisant, mais l’habitacle de la voiture est habillé pour impressionner. On a choisi des matériaux de qualité pour confectionner cet environnement, les commandes ont une sensation de solidité et la position de conduite est parfaite.

Toutefois, on se sent plus confiné que dans la génération précédente, alors que le dégagement pour la tête est réduit à l’avant comme à l’arrière et que les piliers du pare-brise sont larges. De plus, bien que les vitres latérales arrière soient légèrement plus grandes, celles d’en avant sont plus petites. La Mazda3 Sport arbore aussi des piliers arrière massifs qui assombrissent l’arrière de l’habitacle. Dans la berline, le coffre passe de 350 à 374 litres, se trouvant toujours derrière la Honda Civic à 428 litres et la Jetta à 399 litres.

Le système multimédia Mazda Connect mise une fois de plus sur une excellente interface, avec une molette rotative et un bouton de volume situés sur la console centrale. L’écran n’est plus tactile, mais affiche maintenant une taille de 8,8 pouces. Il est très facile de parcourir les fonctionnalités du système sans quitter la route des yeux, une fois que l’on s’habitue à la disposition des commandes, alors que l’intégration Apple CarPlay et Android Auto figure désormais de série. Une chaîne audio Bose à 12 haut-parleurs est incluse dans la version GT.

Photo: Michel Deslauriers

Le prix de la Mazda3 2019 varie entre 18 000 $ et 31 400 $ avant les frais de transport et de préparation. La version GS en milieu de gamme avec la boîte automatique représente le meilleur choix à nos yeux : elle coûte 24 300 $ et comprend des jantes en alliage de 16 pouces, des essuie-glaces à capteur de pluie, un climatiseur automatique bizone, un volant chauffant, une surveillance des angles morts, un régulateur de vitesse adaptatif ainsi qu’un freinage autonome avec détection de piétons.

En ajoutant le rouage intégral, le prix passe à au moins 26 000 $. Le seul autre modèle du segment proposant cette caractéristique, c’est la Subaru Impreza, qui l’offre de série à partir de 20 000 $.

Elle a quelques défauts, mais pour le moment, la Mazda3 2019 est notre voiture compacte préférée pour son design, son agrément de conduite et l’impression d’avoir une bagnole valant plus cher que le prix payé. Elle est également plus abordable et plus logeable que le CX-3.

Fiche d'évaluation
Modèle à l'essai Mazda Mazda3 2019
Version à l'essai GT
Fourchette de prix 18 000 $ – 31 400 $
Prix du modèle à l'essai 29 000 $
Garantie de base 3 ans/illimité
Garantie du groupe motopropulseur 5 ans/illimité
Consommation (ville/route/observée) 8,8 / 6,6 / 7,8 L/100km
Options n.d.
Modèles concurrents Chevrolet Cruze, Fiat 500L, Honda Civic, Hyundai Elantra, Kia Forte, MINI Clubman, Nissan Sentra, Subaru Impreza, Toyota Corolla, Volkswagen Golf, Volkswagen Jetta
Points forts
  • Design fantastique
  • Belle dynamique de conduite
  • Habitacle chic
Points faibles
  • Visibilité vers l’extérieur perfectible
  • Légèrement plus énergivore que ses rivales
  • Le prix a augmenté
Fiche d'appréciation
Consommation 3.5/5 Ses concurrentes sont plus frugales, mais à peine.
Confort 4.0/5 Excellente position de conduite et bon soutien des sièges.
Performances 3.5/5 Le moteur de 2,5 litres ne fait pas de la Mazda3 une voiture sport, mais la puissance additionnelle par rapport au moteur de base est appréciée.
Système multimédia 4.0/5 Interface facile à utiliser, avec l’intégration Apple CarPlay et Android de série.
Agrément de conduite 4.5/5 Interface facile à utiliser, avec l’intégration Apple CarPlay et Android de série.
Appréciation générale 4.0/5 Une compacte belle à croquer qui imite drôlement bien une voiture de luxe.
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