Jacques Villeneuve : « je suis encore jeune »

Publié le 9 avril 2020 dans Actualité par Agence QMI

Par Louis Butcher

C’est sans surprise que Jacques Villeneuve a appris, mardi, que le Grand Prix du Canada, prévu le 14 juin au circuit qui porte le nom de son père, avait été reporté à une date ultérieure.

Le champion du monde de F1 en 1997 s’y attendait et il a réitéré les propos qu’il avait tenus il y a quelques semaines au représentant du Journal.

« Le sommet de la pandémie, vous ne l’avez pas encore atteint, a-t-il indiqué en entrevue téléphonique, mercredi. C’était prévisible que la course à Montréal soit repoussée. J’ai du mal à imaginer que toutes les activités en F1 vont reprendre avant septembre. »

Jusqu’à présent, les neuf premières étapes de 2020 ont été annulées ou décalées en raison de la COVID-19. Les Grands Prix de France (28 juin), d’Autriche (5 juillet) et de Grande-Bretagne (19 juillet) sont sérieusement compromis.

Le coco... rasé

Villeneuve vit l’isolement depuis plusieurs semaines à sa résidence située en banlieue de Milan.

« On nous permet de sortir pour des besoins essentiels, comme chez vous d’ailleurs, a-t-il souligné. Ici, en Italie, les mesures de restriction ont été renforcées récemment alors qu’on pensait que la situation s’améliorait. Je sors de la maison que pour le strict minimum. Si bien que je me suis rasé la tête. Ça devient de plus en plus compliqué. On ne peut plus aller chez le coiffeur...»

Mais bon, pandémie ou pas, ce n’est pas la première fois que le champion du monde de Formule 1 en 1997 choisit de se raser le coco.

Jeudi, 9 avril, Villeneuve célèbre ses 49 ans sans la présence des membres de sa famille immédiate. Ses deux fils les plus jeunes sont avec leur mère au Brésil, alors que les deux plus vieux séjournent actuellement au Québec avec sa première épouse.

La piqûre

Villeneuve devait entreprendre sa deuxième saison à temps plein dans la série NASCAR Euro à la fin du mois à Valence, en Espagne.

« Oui, j’ai 49 ans, a-t-il raconté, mais je suis encore jeune. Je suis impatient d’arriver à 50. L’important, c’est de piloter. La piqûre est toujours là et le sera pour longtemps. »

Outre les deux courses à Valence, les escales programmées à Brands Hatch, en Angleterre, les 6 et 7 juin, ont aussi été reportées à une date ultérieure.

« On prévoit maintenant amorcer la saison à Most, en République tchèque, les 20 et 21 juin, mais ça me semble un peu tôt », de prétendre Villeneuve.

Analyste des Grands Prix de F1 au réseau français Canal +, Villeneuve ne cache pas qu’il devra faire l’impasse sur certaines courses cet automne.

« La télé, c’est mon gagne-pain, a-t-il déclaré. On vit une situation exceptionnelle. Je devrai faire des choix.»

Le souvenir de 1997

La Formule 1, histoire de raviver l’intérêt de ses amateurs pendant la pandémie, diffuse sur son site des épreuves marquantes de son histoire. Après le Brésil en 2016, Monaco en 1996 et la très palpitante escale à Bahreïn en 2014, le Grand Prix d’Europe, disputé en Espagne il y a près de 23 ans, a été présenté mercredi.

En ce dimanche 26 octobre 1997, au circuit de Jerez de la Frontera, Villeneuve devenait le tout premier pilote canadien à être couronné champion du monde.

« C’est sûr que c’est un moment qui sera à jamais gravé dans ma mémoire, a-t-il indiqué au bout du fil. Je ne pense pas aux accomplissements, mais surtout à la reconnaissance des gens.

«Je n’oublierai jamais cet accueil au Centre Molson de Montréal, puis, quelques semaines plus tard, de ce match du Canadien où j’ai été présenté au public. Ça m’a sincèrement touché. »

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