Dossier Tesla - Le Guide de l'auto visite l'usine Tesla

Publié le 15 décembre 2015 dans Blogue par Jean Lemieux

En même temps que se déroulait le Sommet sur le climat de Paris COP21, le Guide de l’auto a visité les installations de Tesla Motors à Fremont, en Californie qui vend les Modèles S (et bientôt X) tout électriques.  Outre les quartiers généraux de la compagnie, le site abrite l’une des usines automobiles les plus sophistiquées au monde, couvrant une superficie de 5,3 millions de pieds carré.

Construite en 1962 par General Motors, l’usine a ensuite servi pour la New United Motor Manufacturing (NUMMI), une association entre GM et Toyota de 1984 à 2009 qui pouvait produire jusqu’à 500 000 voitures par année.

Construire 2 500 Roadster (les premières Tesla) était une chose, construire des dizaines de milliers de Model S en est une autre. Tesla achète donc l'établissement en 2010. Deux ans plus tard et quelques améliorations comme des puits de lumière et des murs et planchers blancs, les premières Model S en sortent.

100 000 véhicules par an

Cette année, l’usine a une capacité de production de plus de 100 000 véhicules avec l’ajout de la chaîne de montage du nouveau Model X. 458 robots à la fine pointe de la technologie lèvent, retournent, soudent et assemblent l’habitacle en aluminium et le corps du Model X avec une très grande précision. La chaîne de la Model S comporte trois fois moins de robots. Fait à noter, actuellement l’usine produit 1 000 voitures par semaine. Ce qui est encore plus intéressant, toutes les pièces d’aluminium et d’acier sont fabriquées avec d’immenses pressoirs sur place alors que la plupart des constructeurs les font fabriquer par des sous-contractants.

Le futur est dans le 3

Le futur Model 3 sera fabriqué à l’usine de Fremont à partir de 2016 et les ventes sont prévues pour 2017. Pour l’instant nous pouvons confirmer qu’aucun agrandissement n’est en cours à cette usine, il faut tout de même admettre que GM et Toyota ont fabriqué 500 000 voitures par année dans ces mêmes installations sans toute cette technologie. Le Model 3, qui va sûrement démocratiser la voiture électrique à un prix de détail de 35 000$ (US), permettra à Tesla Motors de rentabiliser ses opérations et assurer son futur.

Présenté au printemps 2016, le Model 3 tant attendu sera plus petit que le Model S et sera offert en versions berline et multisegment. Ses dimensions seront équivalentes à celles d’une Série 3 de BMW. Si on se fie aux créations passées de Tesla, le Model 3 pourrait bien être une berline aux courbes sportives et aérodynamiques. Lors de notre visite de l’usine nous n’avons pas été en mesure de voir d’esquisses ou de prototypes de ce Model 3. Ce qui ne nous empêche pas d’espérer une voiture aussi marquante que le fut, et est toujours, le Model S.

Batteries lithium-ion : Le futur est proche

Entre-temps, la construction de l’usine de batteries de Tesla nommée Gigafactory au Nevada, en partenariat avec Panasonic, avance à grands pas. Cette méga usine ainsi que le Model 3 sont la clé du succès pour Tesla qui prévoit en construire 500 000 unités par année dès 2020.

Cette usine, selon les gens de Tesla, fabriquera dans quatre ans plus de batteries lithium-ion que toute la production mondiale en 2013. Ou prendront-ils tout ce lithium pour fabriquer ces 500 000 batteries, soit 25 000 tonnes/an?

Nemaska, une énorme réserve de lithium dans le monde, est ici au Québec

Cette entreprise située au Québec, même si les intérêts sont ailleurs, repose sur un des plus importants gisements de lithium au monde (capacité de 28 000 tonnes/an). Il y a là de quoi intéresser nos amis chez Tesla. En effet, à cause de la demande de plus en plus forte en lithium, les gisements secondaires deviennent de plus en plus importants.

Le concentré de spodumène qui sera produit à la mine Whabouchi de Nemaska Lithium sera ensuite envoyé à l'usine de transformation que la Société entend installer à Shawinigan dans les anciens locaux de la papetière Résolu. En passant, le spodumène est un silicate d’aluminium (LiAl(Si2O6)) contenant jusqu’à 8 % d’oxyde de lithium (Li2O). On en tire le lithium.

Se pourrait-il qu’un jour, les gens de Tesla aient soudainement besoin du Québec pour fabriquer leurs voitures?

Les essais de Marc Lachapelle

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